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CRITIQUES DE CONCERTS 17 février 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Guennadi Rozhdestvensky, avec la participation de la pianiste Viktoria Postnikova à la salle Pleyel, Paris.

De l’âme russe à la propagande

Les soirées russes se succèdent dans les salles parisiennes pour le plus grand bonheur des auditeurs qui peuvent découvrir des pans entiers d’un répertoire presque toujours réduit à quelques œuvres phares. Plat de résistance de ce concert de l’Orchestre de Paris et Rozhdestvensky qui fêtait son quarantième anniversaire de collaboration avec lui : Ivan le Terrible.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 07/05/2010
Olivier BRUNEL
 



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  • L’œuvre elle-même, dans sa forme oratorio adapté par Abram Stassevitch de l’immense partition réalisée par Prokofiev sur des textes de S. M. Eisenstein et des poèmes de Vladimir Lugovsky pour le film éponyme d’Eisenstein, aurait avec ses soixante-quinze minutes suffi à faire un beau concert. Elle permet à Guennadi Rozhdestvensky de briller à la tête d’une grande formation orchestrale en super forme, de son chœur admirable de clarté et d’engagement dans ce patchwork d’émotion et de contemplation propagandiste et d’un chœur d’enfant également superbe.

    Le vieux chef russe, sans doute pour accentuer davantage son empreinte sur cette œuvre qu’il a souvent défendue dans son pays, notamment à la radio d’état du temps de l’URSS, s’est approprié la partie parlée du Tsar Ivan, réduisant le rôle du récitant Igor Chernevitch à la portion congrue.

    Il y est très truculent, certes, au détriment de la fluidité de l’œuvre, dont le surtitrage bienvenu permet de suivre, à condition de s’aider du programme, son parcours très sinueux. Larissa Dadkova chante avec beaucoup d’intensité et d’expérience la partie de contralto dont elle s’est fait une spécialité et la tonitruante basse Alexeï Tanovitski est particulièrement impressionnante dans le rôle très éphémère de Fédor.

    Cependant, le programme se voulait très généreux car une première partie consacrée à Rimski-Korsakov offrait son poème symphonique (plutôt qu’ouverture) la Grande Pâque russe, pain bénit pour un orchestre qui peut y déployer une palette de coloris et faire valoir tous ses pupitres comme c’est le cas grâce à ce chef qui connaît toutes les subtilités de cette somptueuse orchestration.

    Et le très lisztien et plutôt court Concerto pour piano en quatre mouvements enchaînés dont la belle virtuosité de Viktoria Postnikova n’a fait qu’une bouchée. Mais dans sa grande générosité, la pianiste consacre un bis au jour anniversaire de la naissance de Tchaïkovski avec la Barcarolle de ses Saisons. On ne nous empêchera pas de penser que les quatre minutes de cet admirable morceau d’album en apprennent plus sur l’âme russe que les seize d’un concerto bien tarabiscoté.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 07/05/2010
    Olivier BRUNEL

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Guennadi Rozhdestvensky, avec la participation de la pianiste Viktoria Postnikova à la salle Pleyel, Paris.
    Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908)
    La Grande Pâque Russe, ouverture op. 36
    Concerto pour piano et orchestre op. 30
    Viktoria Postnikova, piano
    Serge Prokofiev (1891-1953)
    Ivan le Terrible, op. 116a
    Igor Chernevitch, récitant
    Larissa Diadkova, contralto
    Alexeï Tanovitski, basse
    Chœur de l’Orchestre de Paris
    préparation : Didier Bouture et Geoffroy Jourdain
    Maîtrise de Paris
    préparation : Patrick Marco

    Orchestre de Paris
    direction : Guennadi Rozhdestvensky

     


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