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CRITIQUES DE CONCERTS 19 septembre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Radu Lupu à la salle Pleyel, Paris.

Avant-goût de directorat
© Sheila Rock

Pour son dernier rendez-vous de la saison de l’Orchestre de Paris avant d’y prendre ses fonctions de directeur musical en septembre prochain, le chef estonien Paavo Järvi avait choisi Beethoven, Dvořák et Martinů, dont on célèbre cette saison le cinquantième anniversaire de la disparition. Un bel avant-goût d’une prochaine saison qui promet d’être riche.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 02/06/2010
Olivier BRUNEL
 



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  • Radu Lupu fait un retour attendu à l’Orchestre de Paris, dont il est l’invité régulièrement depuis 1977, avec le Concerto l’Empereur. On se souvient de l’avoir entendu dans cette œuvre lors du cycle Beethoven que Wolfgang Sawallisch y dirigea de 1995 à 1998. L’alliance avec Paavo Järvi est beaucoup moins évidente. Ce pianiste a besoin d’un chef prompt à rebondir à ses phrasés souples et félins parfois surprenants, beaucoup plus qu’à l’allure raide et parfois militaire que Järvi imprime à ce Cinquième Concerto.

    Les mystères acoustiques de la salle Pleyel resteront longtemps insondables mais, sans que l’on ait l’impression que Järvi pousse son orchestre à couvrir le soliste, beaucoup de traits sont absorbés dans la masse sonore orchestrale. Est-ce par ironie à ce sujet ou par pur désir de rendre hommage à Schumann dont on commémore le bicentenaire de la naissance et qui est de ses compositeurs de prédilection, mais le pianiste roumain quitte le concert avec Warum ? des Fantasiestücke op. 12, pur joyau de couleurs et de recueillement.

    La partie purement symphonique du concert montre l’Orchestre de Paris en grande forme, certes pas aussi galvanisé que lors du concert russe dirigé par Guennadi Rozhdestvensky le mois dernier, mais apparemment en lune de miel avec son futur nouveau directeur musical à qui certains musiciens accordent des applaudissements à la fin de la Neuvième Symphonie de Dvořák. Celle-ci est dirigée avec une régularité parfaite, sans vrai fièvre ni prise de risque, mais on peut y apprécier des prestations individuelles, notamment dans les pupitres de cuivres et de bois, tout à fait remarquables.

    Les Fresques de Piero della Francesca de Martinů, courte pièce (dix-huit minutes) en trois mouvements aux allures post-debussystes, créée à Salzburg par Kubelik en 1956 et inspirée au compositeur tchèque par la Légende de la Sainte-Croix d’Arezzo, sont pour un orchestre du pain bénit, propre à en faire briller tous les pupitres et la cohésion. Paavo Järvi en donne, pour son entrée au répertoire de l’Orchestre de Paris, une interprétation brillante, sans réussir toutefois à convaincre qu’il s’agit d’un grand chef-d’œuvre.

    Prochain rendez-vous avec le chef estonien les 15 et 16 septembre, cette fois dans le cadre de ses nouvelles fonctions, avec deux grandes légendes symphoniques et chorales, l’une française et l’autre scandinave : la Péri de Dukas, et Kullervo de Sibelius.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 02/06/2010
    Olivier BRUNEL

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Radu Lupu à la salle Pleyel, Paris.
    Bohuslav Martinů (1890-1959)
    Les Fresques de Piero della Francesca, H. 352
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Concerto pour piano et orchestre n° 5 en mib majeur op. 73, « l’Empereur »
    Radu Lupu, piano
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie n° 9 en mi mineur op. 95, « du nouveau monde »
    Orchestre de Paris
    direction : Paavo Järvi

     


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