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CRITIQUES DE CONCERTS 03 avril 2020

Concert d’adieu de Christoph Eschenbach à la tête de l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel, Paris.

Ce n’est qu’un au revoir
© Eric Brissaud

Moment d’émotion pour le dernier concert de Christoph Eschenbach en tant que directeur de l’Orchestre de Paris. À l’issue d’une décennie à la tête de la prestigieuse phalange de la capitale, ces adieux ne sont qu’un au revoir puisque le maestro reviendra à la tête de la formation parisienne l’an prochain, cette fois en chef invité.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 17/06/2010
Nicole DUAULT
 



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  • Une lettre autobiographique d’Hector Berlioz : tel est le cadeau que les musiciens ont fait Ă  Christoph Eschenbach pour son dĂ©part. Après dix ans Ă  leur tĂŞte avec une vingtaine de concerts chaque saison, ils lui ont dit par l’intermĂ©diaire du clarinettiste Pascal Moraguès « leur attachement, leur respect et leur admiration pour les avoir emmenĂ©s Ă  travers des univers musicaux très diffĂ©rents comme un cycle Berlioz, la tĂ©tralogie de Wagner au Châtelet, l’intĂ©grale des symphonies de Mahler et de la musique de chambre avec le chef au piano Â».

    Ă€ l’issue du concert du 17 juin, Christoph Eschenbach, au-delĂ  des propos de circonstances, a soulignĂ© combien il avait dĂ©couvert « un orchestre qui restera dans son cĹ“ur Â». Lors de ses adieux, le chef avait choisi de commencer par la Symphonie concertante pour hautbois clarinette, basson et cor de Mozart. Une manière de mettre en avant quatre solistes prestigieux de la formation : le hautboĂŻste Alexandre Gattet, le clarinettiste Pascal Moraguès, le basson Marc Trenel et le corniste AndrĂ© Cazalet. C’est aussi souligner la transparence et la simplicitĂ© d’une Ĺ“uvre aux accents finaux si proches de la FlĂ»te enchantĂ©e.

    Enchanté, l’orchestre l’a été ensuite dans la 9e symphonie de Beethoven, œuvre phare tant prisée des maestros pour entamer un mandat ou le clore. Christoph Eschenbach avait voulu cette œuvre-là encore pour montrer l’élégance d’un chœur qu’il a si souvent sollicité dans Mahler et même dans la dernière œuvre de Luciano Berio, grand souvenir parmi d’autres qui restera de la décennie passée à la tête de l’Orchestre de Paris.

    La tension arc-boutée d’un premier mouvement à l’architecture typiquement germanique, la réactivité des attaques dans le Scherzo, la sublime cantilène presque mahlérienne du long mouvement lent, la ferveur de l’Hymne à la joie ne pouvaient dès lors que prendre des airs de fête.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 17/06/2010
    Nicole DUAULT

    Concert d’adieu de Christoph Eschenbach à la tête de l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel, Paris.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Symphonie concertante pour hautbois, clarinette, basson et cor en mib majeur, K. 297b
    Alexandre Gattet, hautbois
    Pascal Moraguès, clarinette
    Marc Trenel, basson
    André Cazalet, cor

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125
    MĂ©lanie Diener, soprano
    Christianne Stotijn, alto
    Steve Davislim, ténor
    Franz-Josef Selig, basse
    Chœur de l’Orchestre de Paris

    Orchestre de Paris
    direction : Christoph Eschenbach

     


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