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CRITIQUES DE CONCERTS 16 août 2018

Concert d’adieu de Christoph Eschenbach à la tête de l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel, Paris.

Ce n’est qu’un au revoir
© Eric Brissaud

Moment d’émotion pour le dernier concert de Christoph Eschenbach en tant que directeur de l’Orchestre de Paris. À l’issue d’une décennie à la tête de la prestigieuse phalange de la capitale, ces adieux ne sont qu’un au revoir puisque le maestro reviendra à la tête de la formation parisienne l’an prochain, cette fois en chef invité.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 17/06/2010
Nicole DUAULT
 



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  • Une lettre autobiographique d’Hector Berlioz : tel est le cadeau que les musiciens ont fait à Christoph Eschenbach pour son départ. Après dix ans à leur tête avec une vingtaine de concerts chaque saison, ils lui ont dit par l’intermédiaire du clarinettiste Pascal Moraguès « leur attachement, leur respect et leur admiration pour les avoir emmenés à travers des univers musicaux très différents comme un cycle Berlioz, la tétralogie de Wagner au Châtelet, l’intégrale des symphonies de Mahler et de la musique de chambre avec le chef au piano ».

    À l’issue du concert du 17 juin, Christoph Eschenbach, au-delà des propos de circonstances, a souligné combien il avait découvert « un orchestre qui restera dans son cœur ». Lors de ses adieux, le chef avait choisi de commencer par la Symphonie concertante pour hautbois clarinette, basson et cor de Mozart. Une manière de mettre en avant quatre solistes prestigieux de la formation : le hautboïste Alexandre Gattet, le clarinettiste Pascal Moraguès, le basson Marc Trenel et le corniste André Cazalet. C’est aussi souligner la transparence et la simplicité d’une œuvre aux accents finaux si proches de la Flûte enchantée.

    Enchanté, l’orchestre l’a été ensuite dans la 9e symphonie de Beethoven, œuvre phare tant prisée des maestros pour entamer un mandat ou le clore. Christoph Eschenbach avait voulu cette œuvre-là encore pour montrer l’élégance d’un chœur qu’il a si souvent sollicité dans Mahler et même dans la dernière œuvre de Luciano Berio, grand souvenir parmi d’autres qui restera de la décennie passée à la tête de l’Orchestre de Paris.

    La tension arc-boutée d’un premier mouvement à l’architecture typiquement germanique, la réactivité des attaques dans le Scherzo, la sublime cantilène presque mahlérienne du long mouvement lent, la ferveur de l’Hymne à la joie ne pouvaient dès lors que prendre des airs de fête.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 17/06/2010
    Nicole DUAULT

    Concert d’adieu de Christoph Eschenbach à la tête de l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel, Paris.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Symphonie concertante pour hautbois, clarinette, basson et cor en mib majeur, K. 297b
    Alexandre Gattet, hautbois
    Pascal Moraguès, clarinette
    Marc Trenel, basson
    André Cazalet, cor

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125
    Mélanie Diener, soprano
    Christianne Stotijn, alto
    Steve Davislim, ténor
    Franz-Josef Selig, basse
    Chœur de l’Orchestre de Paris

    Orchestre de Paris
    direction : Christoph Eschenbach

     


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