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CRITIQUES DE CONCERTS 19 octobre 2018

Concert de l’Orchestre national de France sous la direction de Vasily Petrenko, avec la participation du violoniste Valeriy Sokolov au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Rassurante jeunesse
© Mark McNulty

Pas de soucis à se faire. Comme vient de le rappeler ce très beau concert de l’Orchestre national de France, la jeune génération de musiciens venant de l’Est est prête à assurer une brillante relève. Le jeune chef Vasily Petrenko et l’encore plus jeune violoniste Valeriy Sokolov, dans un programme Sibelius-Prokofiev, ont remporté un succès amplement mérité.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 16/12/2010
Gérard MANNONI
 



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  • On avait déjà beaucoup apprécié la direction de Vasily Petrenko à la tête de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris pour la reprise d’Eugène Onéguine à l’Opéra Bastille il y a quelques semaines. Trente-quatre ans, c’est toujours la jeunesse pour un chef, et Petrenko a encore montré au cours de ce concert au programme sans facilité un dynamisme, une imagination et une sensibilité musicale permanente bien gratifiantes.

    La gestique est ample, mais sans théâtralité inutile, avec une main gauche d’une souplesse et d’un délié extraordinaires, un spectacle quasi chorégraphique à elle seule ! L’efficacité est en tout cas absolue, qu’il s’agisse du postromantisme si attachant du Concerto pour violon de Sibelius, traité dans des camaïeux de couleurs quasi impressionnistes, ou de la Cinquième Symphonie de Prokofiev.

    C’est d’ailleurs dans cette symphonie aux accents tour à tour violents, amers et épiques, que le travail orchestral du chef a pu se déployer avec le plus de force et de personnalité. L’équilibre trouvé entre les vigoureuses interventions de l’harmonie, bien en valeur mais jamais écrasantes et le vaste pupitre des cordes réparti en deux groupes côté cour et jardin, permet de garder une grande clarté tout en respectant les tumultes intérieurs de l’œuvre.

    De la précision mais sans sécheresse et une musicalité omniprésente, même dans les passages à l’écriture la plus hardie qui, s’ils ne sont traités de manière aussi subtile, peuvent être agressifs. Très beau traitement aussi de ces moments de légèreté un peu grinçante qui rappellent certaines interventions des forces sombres de Roméo et Juliette.

    Quant au violoniste ukrainien Valeriy Sokolov, disciple de Yehudi Menuhin et grand admirateur d’Isaac Stern, le voilà à vingt-quatre ans hissé parmi les meilleurs musiciens venus de l’Est. Tenue d’archet exemplaire déroulant avec un phrasé de rêve les longues mélodies du concerto de Sibelius qui n’est pas le plus facile du répertoire, son ample, charnu, solide, d’une irréprochable musicalité. Rien de trop extraverti, mais un naturel total, celui d’une vraie sensibilité d’authentique musicien, voilà bien une personnalité de tout premier plan.

    Reste enfin à se féliciter de l’excellente impression produite par un ONF décidément au mieux de sa forme tant pour son engagement que pour la qualité sonore de tous ses pupitres, y compris les cordes, qui sont souvent le point faible des formations françaises.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 16/12/2010
    Gérard MANNONI

    Concert de l’Orchestre national de France sous la direction de Vasily Petrenko, avec la participation du violoniste Valeriy Sokolov au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Jean Sibelius (1865-1957)
    Concerto pour violon et orchestre en ré mineur op. 47
    Valeriy Sokolov, violon
    Sergueï Prokofiev (1891-1953)
    Symphonie n° 5 en sib majeur op. 100
    Orchestre national de France
    direction : Vasily Petrenko

     


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