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CRITIQUES DE CONCERTS 15 novembre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Denis Matsuev et de l’altiste Antoine Tamestit à la salle Pleyel, Paris.

Massif et brillant
© Mathias Bothor

Programme lourd mais original pour ce concert de l’Orchestre de Paris mettant en valeur non seulement l’Orchestre et son nouveau directeur musical, l'Estonien Paavo Järvi, mais deux solistes du plus haut niveau, le pianiste Denis Matsuev et l’altiste Antoine Tamestit. Un gros succès dans une salle Pleyel comble et pour un public insatiable.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 12/01/2011
Gérard MANNONI
 



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  • Même s’il faut être prudent avec les idylles naissantes entre l’Orchestre de Paris et ses nouveaux directeurs musicaux, on doit reconnaître que l’entente semble s’être d’emblée établie entre les musiciens et le grand chef estonien Paavo Järvi.

    Lucide, énergique, maître d’un répertoire varié et souvent dépoussiéré, ce dernier a tout pour réussir une mission où jadis quelques grands noms furent à la peine. Mais ne revenons pas sur ces erreurs de jeunesse d’une formation qui a depuis maintes fois prouvé son magnifique potentiel.

    Les œuvres inscrites au programme de ce concert sont de nature à montrer autant l’éclat des solistes que les qualités de l’orchestre, dans un contraste de climats des plus intéressants. La soirée commence par le massif Deuxième Concerto pour piano de Tchaïkovski, celui qu’on ne joue presque jamais, comme on a l’habitude de le désigner.

    Partie orchestrale largement développée, insertion de deux autres solistes, violon et violoncelle solos de l’orchestre, dans le deuxième mouvement, prouesses techniques permanentes demandées au soliste, tout est un peu excessif mais diablement séduisant dans cette œuvre d’une réelle originalité dont le seul défaut pour le grand public est sans doute d’avoir une thématique moins facilement mémorisable et généreusement lyrique que celle du Premier Concerto.

    Denis Matsuev, qui commence tout de même à être à peu près aussi connu chez nous que ses homologues russes trentenaires, est décidément un pianiste hors normes. Avec l’une des techniques les plus ahurissantes du moment, capable d’une force incroyable sachant pourtant éviter toute dureté, il est tout aussi capable de la plus impalpable délicatesse.

    Son récital du Théâtre des Champs-Élysées la saison dernière l’avait déjà prouvé et ce soir, après le fastueux déploiement de puissance du concerto, il fait cadeau à un public qui ne veut pas le laisser partir d’un Schubert des plus délicieusement rêveurs et poétique, tout en demi-teintes et en douce fluidité chantante, et d’une pièce du plus impressionnant piano orchestral imaginable. Une manière de dire : « Je sais tout faire », ce qui est vrai.

    Après l’entracte, changement total d’atmosphère avec Harold en Italie de Berlioz confié à l’alto d’Antoine Tamestit, c’est-à-dire à la musique même. Quelle qualité de son et quel tenue d’archet rendant dans leurs moindres nuances les intentions tant intérieures que plus descriptives de Berlioz !

    Une merveille d’analyse et de rendu des moindres détails, des moindres inflexions de cette partition si attachante, avec des couleurs renouvelées et un sens parfait de tout cet univers où se mêlent impressions du cœur et des yeux. L’orchestre, tellement chez lui dans cette musique, est tout aussi captivant.

    Comme d’ailleurs dans la Deuxième Suite de Daphnis et Chloé de Ravel, où l’harmonie trouve des couleurs irisées incroyables, d’une sensualité lumineuse, avec, déclenchées par la baguette du chef, des phrases fluides jetées comme des gerbes d’eau claire. Paavo Järvi prouve sa capacité à faire donner le meilleur à ces instrumentistes dans un répertoire varié, sinon contradictoire.

    Une prouesse qui augure au mieux de cette collaboration dont tout le monde attend tellement !




    Salle Pleyel, Paris
    Le 12/01/2011
    Gérard MANNONI

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Denis Matsuev et de l’altiste Antoine Tamestit à la salle Pleyel, Paris.
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Concerto pour piano et orchestre n° 2 en sol majeur op. 44
    Denis Matsuev, piano
    Hector Berlioz (1803-1869)
    Harold en Italie, op. 16
    Antoine Tamestit, alto
    Maurice Ravel (1875-1937)
    Daphnis et Chloé, suite n° 2
    Orchestre de Paris
    direction : Paavo Järvi

     


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