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CRITIQUES DE CONCERTS 24 février 2018

Récital Lettere Amorose de la mezzo-soprano Magdalena Kožená accompagnée par l’ensemble Private Musicke au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Caresses aux pieds nus
© Esther Haase

Charmant moment de musique que ce concert de lundi soir, dans un Théâtre des Champs-Élysées archi plein pour écouter la mezzo tchèque Magdalena Kožená chanter des lettres d’amour avec le concours intimiste des instrumentistes de l’ensemble Private Musicke. Un subtil bouquet de Lamenti du XVIIe siècle italien.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 07/02/2011
Nicole DUAULT
 



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  • Découverte jadis au Châtelet dans le rôle d’Orphée de Gluck, Magdalena Kožená (38 ans) est surtout connue pour son interprétation de Mélisande dans l’œuvre de Debussy, lors du centenaire de la création à la salle Favart. Plus récemment, cette mozartienne fut un adorable Chérubin à Aix-en-Provence puis une exquise Dorabella à Salzbourg sous la direction de son mari, le chef d’orchestre Sir Simon Rattle.

    Changement total de style : aujourd’hui la dame se donne des vacances, comme elle dit, en retrouvant des chants d’amour italiens du XVIIe siècle qui ont bercé son adolescence au conservatoire de Brno.

    Sous un titre de Monteverdi, Lettere amorose, elle a réuni dans un disque (DG) d’émouvantes arias religieuses et de savoureuses romances de rue qui ont illustré son concert du TCE. Avec ces musiques à peu près inconnues, comment a-t-elle pu remplir la salle de l’avenue Montaigne ? C’est le miracle du bouche à oreille.

    Quand, précédée d’un guitariste, elle arrive nus pieds sur la scène en virevoltant dans sa robe rouge à godets, elle séduit immédiatement. Pendant une heure et demie sans entracte, elle enjôle, émeut, câline, berce le public autant par sa voix que par sa présence physique.

    Les instrumentistes de l’ensemble Private Musicke sous la direction du guitariste Pierre Pitzl, voyagent dans les univers du lamento, du désespoir amoureux, des délicats madrigaux et des mélodies passionnées. À part Monteverdi, les compositeurs sont pour la plupart inconnus. Émergent Sigismondo D’India (1582-1629) et Giulio Caccini (1551-1618).

    Quant aux textes, ils sont anonymes. Seul D’India a utilisé un magnifique poème du Tasse : « Mais quoi ? Cette sombre pâleur me plaît encore / Ombre adorée, si tu rôdes par ici / Si tu entends mes cris, pardonne à mon audace… »

    Magdalena Kožená se fait vibrante, languide, amoureuse, sereine. Elle se réfugie derrière ses musiciens qui jouent alors une pièce instrumentale. Puis elle revient pour susurrer, chuchoter encore ces caresses musicales. Ce concert aurait été encore plus émouvant si des surtitres avaient donné la traduction des poèmes comme elle figure sur le disque.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 07/02/2011
    Nicole DUAULT

    Récital Lettere Amorose de la mezzo-soprano Magdalena Kožená accompagnée par l’ensemble Private Musicke au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Pièces de Vitali, D'India, Foscarini, Marini, Ribayaz, Kapsberger, Briceno, Strozzi, Caccini, De Macque, Merula, Sanz, Monteverdi
    Magdalena Kožená, mezzo-soprano
    Private Musicke
    direction : Pierre Pitzl

     


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