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CRITIQUES DE CONCERTS 19 août 2018

Concert de la Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboïm, avec la participation du pianiste Yefim Bronfman à la salle Pleyel, Paris.

Le grand art de Barenboïm
© Monika Rittershaus

Magnifique prestation de la Staatskapelle Berlin sous la férule de Daniel Barenboïm avec en soliste le pianiste Yefim Bronfman. Un face à face passionnant dans une inattendue confrontation Bartók-Tchaïkovski à la salle Pleyel. Et l’art de concilier les contraires pour le chef israélo-argentin que fête tant le public parisien.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 05/02/2011
Nicole DUAULT
 



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  • Quand il entre sur scène dans sa redingote gris-anthracite, son regard se tourne vers les premiers rangs du public où il cherche les visages amis. Daniel Barenboïm est l’un des chefs les plus appréciés du public parisien. Depuis qu’il a quitté l’Orchestre de Paris, chacun de ses retours à la tête de formations de toutes origines remporte un succès dans tous les répertoires.

    Associer le Concerto pour piano n° 1 de Béla Bartók avec la très populaire Symphonie n° 5 de Tchaïkovski semblait étonnant tant ces deux œuvres sont différentes. Sans doute le maestro a-t-il voulu montrer comment ces deux compositeurs ont puisé dans la musique populaire de leurs pays respectif.

    Le pianiste israélo-américain d’origine russe Yefim Bronfman est un monstre sacré dont la fulgurance fascine. Avec sa technique puissante, ce virtuose de poids, à la fois précis et chaleureux, parfois brutal, transcende ce redoutable concerto de Bartók en soulignant les élans, les ruptures de ton et d’atmosphères. Une véritable machine de guerre en apothéose du martèlement rythmique.

    De la très rabâchée symphonie de Tchaïkovski, Daniel Barenboïm donne avec l’orchestre de la Staatskapelle Berlin – dont il est chef à vie – un éclairage tendre et plaintif, mélancolique et rigoureux sans rien de racoleur, d’excessif ni de larmoyant. C’est intense, et pour tout dire du grand art.

    Quand au milieu d’un tonnerre d’applaudissements, le chef et le soliste reviennent et s’assoient tous deux au piano près duquel on a avancé deux tabourets, le public est interloqué. Il sera pourtant très vite aux anges en entendant les deux virtuoses jouer des petites pièces de Debussy d’un raffinement exquis. Nous sommes cette fois au comble du grand art.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 05/02/2011
    Nicole DUAULT

    Concert de la Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboïm, avec la participation du pianiste Yefim Bronfman à la salle Pleyel, Paris.
    Béla Bartók (1881-1945)
    Concerto pour piano et orchestre n° 1 en la majeur, Sz 83
    Yefim Bronfman, piano
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Symphonie n° 5 en mi mineur op. 64
    Orchestre de la Staatskapelle Berlin
    direction : Daniel Barenboïm

     


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