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CRITIQUES DE CONCERTS 20 avril 2018

Concert de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Mariss Jansons, avec la participation du pianiste Leif Ove Andsnes à la salle Pleyel, Paris.

Harmonie sur les sommets
© Matthias Schrader

Grande soirée salle Pleyel avec l’un des concerts symphoniques les plus attendus de la saison. Sous la baguette de son directeur musical Mariss Jansons et avec le pianiste Leif Ove Andsnes en soliste, l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam a soulevé un énorme enthousiasme très justifié, notamment en exposant des vents en état de grâce.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 14/02/2011
Gérard MANNONI
 



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  • On s’est souvent extasié sur la qualité particulièrement confortable des cordes de cette formation qui reste l’une des cinq meilleures du monde. Des couleurs chaudes, un peu mordorées, comme les canaux d’Amsterdam en automne.

    On a aussi souvent utilisé l’expression orchestre Pullman, pour tenter de décrire cette impression générale de profondeur sonore chaleureuse, réconfortante. Tout cela reste vrai, mais à l’issue de ce concert, c’est encore plus de l’harmonie que l’on voudrait parler.

    Est-ce dû au travail effectué avec Jansons depuis six ans ? Mais cuivres et bois éblouissent par leur implacable beauté, par leur virtuosité, par l’impact idéalement dosé de leurs interventions, au point de paraître omniprésents dans les trois partitions pourtant fort différentes du programme.

    La soirée commençait par l’ouverture de l’Italienne à Alger de Rossini où le compositeur se délecte dans une dentelle de traits et d’ornements où piccolo, flûte, clarinette, hautbois, cors, bassons s’expriment à cœur joie.

    Un ruissellement de pierres précieuses aux couleurs contrastées aussi irrésistible par la pureté de son éclat que par l’humour et l’intelligence pétillante qui organise son déferlement. Une vision d’ensemble on ne peut plus allègre aussi, avec ce qu’il faut de charme un peu aguicheur, comme il convenait au public de Rossini. On n’attendait peut-être pas tout cela ni de l’orchestre ni du chef !

    Le Concerto pour piano et orchestre en ut mineur de Mozart est une page majeure et très particulière dans l’œuvre du compositeur, justement par l’emploi de vents omniprésents qui contribuent à créer ce climat d’un pathétique très préromantique reconnu comme annonciateur de Beethoven.

    Expositions ou reprises de thèmes, dialogues avec les cordes, flûte, hautbois, clarinettes, bassons, cors et même trompettes, leur rôle est permanent dans la construction et de l’œuvre. Et forcément, avec un pianiste capable d’une telle fluidité, doté d’un toucher par nature onctueux et d’une extrême malléabilité, il s’établit un rapport idéal, qui va bien au-delà de la normale bonne entente entre chef et soliste et qui prend corps directement au sein même de la masse orchestrale, presque à la manière d’une suite de duos concertants. Exceptionnel !

    Tout aussi exceptionnelle, d’ailleurs, sera après l’entracte l’interprétation de la Septième Symphonie de Beethoven, où cette harmonie tient encore une place prépondérante dans chaque mouvement. Jansons parvient en outre à traduire le climat souvent violent, agressif de l’œuvre en privilégiant tout ce qu’il y a de transparent dans l’écriture, et notamment les interventions multiples de la petite harmonie, de manière à en alléger les élans et à justifier la frénésie jubilatoire et dionysiaque de l’Allegro con brio final.

    Une conception peu courante, mais qui replace de manière aussi intelligente qu’exacte cette symphonie dans l’œuvre de Beethoven comme dans l’histoire évolutive de la forme en général. Enthousiasme du public, bien sûr, qui nous vaut en bis une ouverture des Noces de Figaro elle aussi de la plus séduisante facture.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 14/02/2011
    Gérard MANNONI

    Concert de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Mariss Jansons, avec la participation du pianiste Leif Ove Andsnes à la salle Pleyel, Paris.
    Gioachino Rossini (1792-1868)
    L’Italienne à Alger, ouverture
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre n° 24 en ut mineur K. 491
    Leiv Ove Andsnes, piano
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
    Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam
    direction : Mariss Jansons

     


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