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CRITIQUES DE CONCERTS 22 octobre 2019

Nouvelle production d’Ariane à Naxos de Strauss dans une mise en scène de Roy Rallo et sous la direction de Kwamé Ryan au Grand Théâtre de Bordeaux.

Adéquation parfaite
© Frédéric Desmesure

Ariane à Naxos va comme un gant à l’acoustique du Grand Théâtre de Bordeaux. Le directeur musical de la maison, Kwamé Ryan, rend à la partition de Richard Strauss toute l’élégance et le raffinement du XVIIIe siècle dont elle s’inspire. Comme souvent, la mise en scène sera un peu chahutée. Mais rien qui puisse faire douter de la richesse de la vie musicale dans les régions.
 

Grand-Théâtre, Bordeaux
Le 23/02/2011
Nicole DUAULT
 



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    Elle est d’un niveau international, cette Ariane à Naxos bordelaise. La fascinante partition de Strauss est magnifiquement servie par un orchestre aux cordes suaves ainsi que par la direction inspirée d’un chef qui émerge parmi les meilleurs. Puisse-t-il ne pas se laisser séduire par les sirènes de producteurs internationaux et continuer son formidable travail avec la formation bordelaise !

    Il met l’orchestre de l’Onba (Orchestre National Bordeaux Aquitaine) dans une réceptivité étonnante où la musique de Strauss coule comme une évidence. La distribution, comme toujours, grâce à la directrice artistique Isabelle Masset, est particulièrement soignée.

    La soprano sud-africaine Elza van den Heever – que l’on doit bientôt entendre à Paris en Fiordiligli de Così fan tutte de Mozart – possède l’intelligence du rôle du compositeur. Elle est aussi véhémente que chaleureuse. Quant à Ariane, Heidi Melton, la soprano américaine, déjà entendue sur cette même scène en Elisabeth de Tannhäuser, elle joue la déesse abandonnée sur un registre sensible et sensuel. D’un haut niveau, les autres interprètes jusqu’aux plus petits rôles sont d’une égale qualité.

    La mise en scène a été saluée par quelques huées. Lors du Prologue, le salon du mécène viennois ressemble à l’architecture industrielle du CAPC, le très branché Centre d’art contemporain bordelais, où une sculpture d’un pseudo Jeff Koons côtoierait une autre d’un épigone de Murakami.

    Quant aux interprètes, ils sont habillés d’une manière aussi déjantée que bien des visiteurs d’une manifestation d’art contemporain. La seconde partie d’Ariane n’innove guère et multiplie les emprunts à la mise en scène parisienne de Laurent Pelly. Rien d’extravagant qui prendrait les bourgeois à rebrousse poil. Ils emplissent le merveilleux théâtre de l’architecte Louis.

    On y attend avec passion, dans quelques mois, la révélation baroque d’il y a vingt cinq ans, Atys de Lully dans la mise en scène de Jean-Marie Villégier, sous la direction de William Christie. Voilà qui promet une adéquation encore plus parfaite entre l’œuvre et le lieu.




    Grand-Théâtre, Bordeaux
    Le 23/02/2011
    Nicole DUAULT

    Nouvelle production d’Ariane à Naxos de Strauss dans une mise en scène de Roy Rallo et sous la direction de Kwamé Ryan au Grand Théâtre de Bordeaux.
    Richard Strauss (1864-1949)
    Ariane à Naxos, opéra en un prologue et un acte (1916)
    Livret de Hugo von Hofmannsthal

    Orchestre National Bordeaux Aquitaine
    direction : Kwamé Ryan
    mise en scène : Roy Rallo
    décors : Marsha Ginsberg
    costumes : Doey Lüthi
    éclairages : Christopher Akerlind

    Avec :
    Martin C. Turba (le Majordome), Heidi Melton (Primadonna / Ariane), Elza van den Heever (le Compositeur), Olivier Zward (le Maître de musique), Olivier Dumait (le Maître à danser), François Piolino (Scaramouche), Arnold Bezuyen (le Ténor / Bacchus), Brenda Rae (Zerbinette), Thomas Dolié (Harlequin), Xin Wang (Brighella), Andrey Zemskov (Truffaldin), Mélody Louledjian (Naïade), Leslie Davies (Dryade), Ève Christophe (Écho).

     



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