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CRITIQUES DE CONCERTS 18 novembre 2018

Récital du pianiste Nelson Freire dans le cadre de Piano**** à la salle Pleyel, Paris.

Somptueux Nelson Freire

Après avoir fait défaut à cause d’une tendinite et manqué à son public lors de la saison dernière pour un hommage prévu à Chopin et Schumann, le pianiste brésilien Nelson Freire a, précédant d’un mois Radu Lupu, donné son récital parisien annuel dans le cadre de la série Piano****. Une grande leçon de musique comme d’habitude avec un hommage appuyé à Schumann.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 11/04/2011
Olivier BRUNEL
 



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  • Deux fois en une semaine à Paris. Les amateurs de Nelson Freire auront donc été gâtés : après un Deuxième Concerto de Chopin avec l’Orchestre philharmonique de Radio France, un formidable récital au programme choisi et varié. C’est avec le meilleur que Nelson Freire a commencé son récital : Robert Schumann et sa Fantaisie qui est depuis longtemps un cheval de bataille du pianiste brésilien.

    Précédée d’une très élégante Arabesque, la Fantaisie op. 17 dont le principal écueil est la construction, suit comme dans un rêve, beaucoup plus intériorisée qu’on a l’habitude de l’entendre, somptueuse de couleurs et de nuances et à un tempo qui ne laisse pas place à la moindre hésitation technique.

    D’emblée, on est comblé, n’étaient, à mettre dans le même sac que les toux et autres papiers de bonbons défroissés, les manifestations de la nouvelle calamité des salles de concerts : les applaudissements entre les séquences d’une œuvre. Que les nouveaux venus qui, personne ne songera à le leur reprocher, ne connaissent pas encore bien les rites du concert, fassent comme nous avons tous fait un jour : observer ceux qui savent…

    Suivent les si peu concertantes Visions fugitives de Prokofiev qui n’ont pas sous les doigts de Nelson Freire le mordant, l’acide et le grinçant que pouvaient y mettre un Sviatoslav Richter ou un Emil Guilels. On est plus dans le style, les couleurs et la sonorité du pianiste sud-américain avec La Maja et le Rossignol extrait des Goyescas de Granados.

    Un enchaînement un peu abrupt, qui ne manque pas d’audace, mais qui après tout forme un pont parfait pour aborder, Année Liszt et promotion discographique oblige, la dernière séquence du concert consacrée au compositeur hongrois.

    Technique impeccable, infaillible et, chic suprême, imperceptible pour l’Étude Murmures de la forêt et la redoutable Rhapsodie hongroise n° 3. Légèreté exquise pour la Valse oubliée n° 1, quasi fantomatique, et retour à l’introspection avec la Deuxième Ballade. Beau fleuron, suivi de généreux bis avec deux transcriptions (Jésus que ma Joie demeure, de Bach/Hess, et Plainte d’Orphée de Gluck/Sgambati) ainsi qu’un Prélude de Debussy (Anacapri).




    Salle Pleyel, Paris
    Le 11/04/2011
    Olivier BRUNEL

    Récital du pianiste Nelson Freire dans le cadre de Piano**** à la salle Pleyel, Paris.
    Robert Schumann (1810-1849)
    Arabesque, op. 18
    Fantaisie, op. 17
    Serge Prokofiev (1891-1953)
    Huit Visions fugitives, op. 22
    Enrique Granados (1867-1916)
    La maja y el ruiseñor
    Franz Liszt (1811-1886) :
    Etude de concert n° 2 : Waldesrauschen
    Rhapsodie hongroise n° 3
    Valse oubliée n° 1
    Ballade n° 2 en si mineur
    Nelson Freire, piano

     


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