altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 17 octobre 2019

Récital de mélodies françaises par François Le Roux, Schola Cantorum, Paris.

Une voix qui force la mesure
© Colette Masson-Enguerand

François Le Roux

Si François Le Roux a souvent séduit le public d'opéras, le récital de mélodies françaises qu'il vient de donner à la Schola Cantorum n'aura pas entièrement convaincu. Sa voix est limpide, mais sa densité sonore trop importante pour ce répertoire.
 

Schola Cantorum, Paris
Le 18/07/2000
Pauline GARAUDE
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Quatre sur Six

  • Les Indes en Italie

  • Déluge sonore

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Dotée d'un timbre clair, la voix de François le Roux est d'une ampleur sonore idéale pour traduire l'intensité des lignes vocales de Duparc - à la déclamation libre et ample - et le lyrisme quasi-schumanien du Poème d'hiver de Massenet ; ici, le placement de la voix dans les inflexions mélodiques et rythmiques restitue au mieux l'équilibre voulu par le compositeur entre la métrique et l'accentuation de la phrase musicale. Ce même épanchement de la ligne mélodique se retrouve chez Roussel. Le pianiste Noël Lee évite toutefois le sentimentalisme latent par un jeu incisif, perlé et dénué de toute pesanteur. De son côté, François Le Roux sait adopter le ton du récitatif dramatique de Menace et Sarabande, mélodies qui se situent à mi-distance du lyrisme fauréen et du parlando debussyste. Mais c'est sûrement dans la composition de Noël Lee que le baryton s'est montré le plus à l'aise, jouant d'une intonation flexible et soutenue avec un timbre un peu sec servant au mieux les sonorités tranchées du Dyptique sur Mallarmé.
    Mais en dépit de toutes ses qualités, l'interprète a buté sur un écueil d'envergure : l'art de la mélodie française réside dans la suggestion, et Le Roux possède désormais un peu trop de coffre pour ce répertoire. Dans Trois Poèmes de Mallarmé de Debussy, il a fait preuve de trop d'emphase, dénaturant d'autant plus l'intelligibilité des paroles que sa diction devient moins claire dans les crescendo. Or la subtilité consubstantielle de ces partitions fait mauvais ménage avec le pathos. Dommage.




    Schola Cantorum, Paris
    Le 18/07/2000
    Pauline GARAUDE

    Récital de mélodies françaises par François Le Roux, Schola Cantorum, Paris.
    Récital François le Roux, baryton
    Noël Lee, piano
    Duparc : L'invitation au voyage, Extase, La vie antérieure
    Massenet : Poème d'hiver
    Roussel : La menace, Sarabande, Le bachelier de Salamanque
    Lee : Dyptique sur Mallarmé
    Debussy : Nuits blanches (inédits), Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé, Trois Ballades de François Villon.

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com