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CRITIQUES DE CONCERTS 17 octobre 2018

Récital de la pianiste Mûza Rubackyté au Festival Chopin, Paris.

Chopin 2011 :
Parmi les fleurs

Consacré cet été également à Liszt, le Festival Chopin 2011 aligne les grands interprètes du compositeur hongrois, dont on fête le bicentenaire de la naissance : France Clidat, Adrienne Krausz et Mûza Rubackyté. Cette dernière a construit une solide réputation autour des Années de pèlerinage, mais son Chopin s’avère aussi objet d’admiration.
 

Orangerie du Parc de Bagatelle, Boulogne
Le 07/07/2011
Olivier BRUNEL
 



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  • La France peut s’estimer heureuse cette saison, car la pianiste lithuanienne Mûza Rubackyté y aura été très présente : récital à la salle Gaveau, intégrale des Années de pèlerinage (dont son intégrale au disque vient d’être rééditée par Lyrinx) à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille et aussi dans divers festivals (Nohant, Excideuil, Marseille, Montpellier).

    Quelques semaines après cette intégrale donnée à l’Opéra de Paris dans un montage littéraire avec la collaboration d’Eric Genovèse de la Comédie-Française, la pianiste avait choisi d’interpréter la juvénile Première année (Suisse) à Bagatelle, couplée avec la Deuxième Sonate de Chopin.

    Probablement piégée par l’énorme réverbération du piano dans l’Orangerie, Rubackyté commence le cycle avec une Chapelle de Guillaume Tell et un Lac de Wallenstadt beaucoup trop sonores, parfois assourdissants, mais la fine musicienne rétablit vite l’équilibre pour donner de la suite, particulièrement la Vallée d’Obermann et le Mal du pays, les plus belles nuances que l’on puisse souhaiter pour les deux plus poétiques des évocations de ce cahier.

    Cependant, ne l’ayant jamais entendu jouer Chopin, on reste épaté par un tel équilibre dans la construction de la Sonate Funèbre et de l’approche si directe, sans aucune afféterie, avec des sonorités et des tempi idéaux pour ce monument de la production pianistique de Chopin. Le Presto final donne froid dans le dos dans sa course folle à l’abîme.

    Pour rester dans l’atmosphère dramatique, Rubackyté donne comme bis un Erlkönig de Schubert dans la transcription de Liszt, un véritable discours théâtral, et conclut son récital dans la superbe décoration florale de l’Orangerie avec un très poétique et passionné Sonnet 104 de Pétrarque du compositeur hongrois.




    Orangerie du Parc de Bagatelle, Boulogne
    Le 07/07/2011
    Olivier BRUNEL

    Récital de la pianiste Mûza Rubackyté au Festival Chopin, Paris.
    Franz Liszt (1811-1886) :
    Première année de pèlerinage : Suisse
    Frédéric Chopin (1810-1849) :
    Sonate n° 2 en sib mineur op. 35
    Mûza Rubackyté, piano

     


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