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CRITIQUES DE CONCERTS 19 août 2018

Récital du pianiste Cyprien Katsaris au festival de l’Orangerie de Sceaux 2011.

Sceaux 2011 :
Liszt, d’une orangerie, l’autre

© Carole Bellaïche

Fondé il y a quarante-deux ans par le violoniste Alfred Loewenguth et aujourd’hui dirigé par sa belle-sœur Jacqueline Loewenguth, le Festival de l’Orangerie de Sceaux propose pendant l’été deux concerts en fin de semaine dans le cadre enchanteur du parc moins célèbre mais autant digne d’intérêt que celui de Versailles.
 

Orangerie, Sceaux
Le 06/08/2011
Olivier BRUNEL
 



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  • On a connu au pianiste franco-cypriote Cyprien Katsaris des jours meilleurs. Le concert-fleuve consacré aux différents aspects du talent de Liszt qu’il vient de donner à Sceaux n’est, ni en terme musical, ni en terme de communication, une prestation à la hauteur de sa réputation.

    Il avait décidé, procédé toujours périlleux, de s’adresser au public pour justifier son programme. Comme notre voisine a eu raison de nous souffler qu’il devrait pour cela prendre des leçons de Jean-François Zygel ! Et de mettre au vote public le choix des bis, nous ne l’avions jamais encore vu et espérons ne pas le revoir !

    Cependant, sauvons les meubles car le programme de ce récital Liszt n’est pas celui de tout le monde et c’est encore Chopin qui s’en est le mieux tiré avec une intéressante transcription pour piano seul du Deuxième Concerto dans laquelle on peut apprécier de belles qualités de phrasé malgré une certaine brusquerie qui met au moins à l’abri du maniérisme.

    Commencer un concert par un hommage qui consiste à imiter ce que faisait Liszt transcripteur de thèmes d’opéras célèbres n’est peut-être pas mettre un public dans le meilleur état de concentration requis pour écouter la suite.

    Chacun y va d’un petit air de connivence ou de phrases échangées pour montrer que l’on a bien reconnu les thèmes de Tannhäuser, de Samson et Dalila, du Lac des cygnes, de la Flûte enchantée ou encore les Danses polovtsiennes du Prince Igor et la Barcarolle des Contes d’Hoffmann.

    Les sublimes Nuages gris, pièce ultime et dépouillée de toute la rhétorique lisztienne et les très rares Insomnie, question et réponse qui suivent passent un peu à la trappe de cette agitation.

    La longue et fastidieuse Sarabande et Chaconne de l’Almira de Haendel (connue aussi comme Almira-Variations et en vérité, pour la Sarabande, une variante du thème récupéré de l’aria Lachia chio piangar de Rinaldo) est un choix curieux quand on ne laisse pas respirer les thèmes par une raideur des phrasés et surtout une brusquerie dans les attaques qui aura été un constante de ce concert dans la façon de jouer Liszt.

    Cette raideur aura surtout affecté les Rhapsodies hongroises n° 3 et 7 pourtant bien choisies et appariées si c’est avec la volonté de mettre en évidence le style tzigane de Liszt combiné au côté méphistophélique tant en vogue dans le romantisme allemand.

    Autre grande originalité du programme, la transcription par Liszt des Six chants polonais de Chopin montre Katsaris sous un aspect plus lyrique, mais pourquoi ne pas plus faire chanter les thèmes et respirer les fins de phrases ?

    Quelques bis aussi avec le pire – un pourtant bien original The Banjo de Louis Moreau Gottschalk ici tellement brutalisé et si peu coloré – et le meilleur – Ständchen du Schwanengesang de Schubert et, irradiant de clarté, le Huitième Prélude de Bach dans l’adaptation de Siloti.




    Orangerie, Sceaux
    Le 06/08/2011
    Olivier BRUNEL

    Récital du pianiste Cyprien Katsaris au festival de l’Orangerie de Sceaux 2011.
    Cyprien Katsaris (*1951)
    Hommage à Liszt
    Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
    Sarabande et Chaconne d’Almira
    Arrangement de Franz Liszt
    Franz Liszt (1811-1886)
    Trübe Wolken
    Schlaflos – Frage und Antwort
    Rhapsodies hongroises n° 3 et n° 7
    Six chants polonais de Chopin, transcription pour piano seul
    Fréderic Chopin (1810-1849)
    Six chants polonais op. 74
    Transcription pour piano seul de Liszt
    Concerto pour piano n° 2 en fa mineur
    Transcription pour piano seul du compositeur
    Cyprien Katsaris, piano

     


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