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CRITIQUES DE CONCERTS 18 août 2019

L'Ensemble Gilles Binchois et les Solistes de Lyon au Festival du Thoronet, France.

Le " concile " métissé du Thoronet

Dominique Vellard

Le Moyen-Age, l'été venu, a son sanctuaire au Thoronet. Dans la petite abbaye cistercienne cachée au coeur du Massif des Maures, les liturgies des hautes époques tiennent - si l'on peut dire- concile et se métissent d'heureuses rencontres avec les répertoires profanes ou traditionnels.
 

Le 23/07/2000
Roger TELLART
 



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  • Du Thoronet, les amoureux d'aventures rares ne repartent jamais déçus. C'est que Dominique Vellard, directeur artistique de l'entreprise, sait l'art de diversifier les expériences et d'éclairer d'une lumière nouvelle des rapports qu'on croyait connus entre des styles de chant séparés par plusieurs siècles.
    À cet égard, le concert qui était à l'écoute d'un XIXe siècle fasciné par l'Ars perfecta de la polyphonie Renaissance à l'église, s'est avéré riche d'enseignements et de perspectives inédites. Plus exactement, dans l'espace sacré cher aux Romantiques, ont évolué des compositeurs qui, des plus grands (Rossini, Gounod, Liszt etc...) aux petits maîtres (l'étonnant pastiche palestrinien Dabit benignitatem de Pierre Guillaume Zimmermann), ont été littéralement subjugués par les modèles du XVIe siècle. Bien évidemment Palestrina, mais aussi Victoria et Lassus dont le Domine ne in furore tuo fait de la dissonance un formidable outil expressif.
    Du même coup, c'est une certaine image négative de la spiritualité, disons " sulpicienne " qui s'est trouvé balayée par cette mise en regard des Anciens et des Modernes, les interprètes y obéissant au principe de l'alternance. Ainsi le réveil des pages sacrées du siècle passé était confié aux Solistes de Lyon emmenés par Bernard Tétu, tandis que l'Ensemble Gilles Binchois, conduit par Dominique Vellard, chantait la dévotion des hautes époques. Pour autant, la soirée prenait tout son sens communautaire avec la fusion des deux groupes exaltant d'un zèle unanime la foi de l'" abbé " Gounod avant la religiosité extasiée du Berlioz de l'Enfance du Christ, pris en flagrant délit de " suavité angélique ".




    Le 23/07/2000
    Roger TELLART

    L'Ensemble Gilles Binchois et les Solistes de Lyon au Festival du Thoronet, France.
    Les Compositeurs du XIXe siècle fascinés par la Renaissance
    Les Solistes de Lyon, Bernard Tétu direction.
    Ensemble Gilles Binchois, Dominique Vellard direction.
    Oeuvres de Palestrina, Victoria, Lassus, Louis Niedermeyer, Pierre Guillaume Zimmermann, Charles Gounod, Gioacchino Rossini, Franz Liszt, Hector Berlioz.

     


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