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CRITIQUES DE CONCERTS 26 février 2018

Récital mexicain du ténor Rolando Villazón aux côtés des Bolivar Soloists dans le cadre des Grandes Voix à la salle Pleyel, Paris.

Viva Mexico !
© Ana Bloom

Un an après les deux soirées consacrées aux chansons populaires de son pays natal en compagnie des Bolivar Soloists au TCE, Rolando Villazón revient dans le même programme mexicain salle Pleyel. Surprise, la soirée se révèle cette fois totalement festive : dans une forme retrouvée, le ténor, décontracté, met le public dans sa poche.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 03/12/2011
Monique BARICHELLA
 



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  • On a peine à croire que le programme ait été quasiment identique : alors que le concert mexicain de Rolando Villazón ne nous avait guère convaincus en novembre 2010 au Théâtre des Champs-Élysées, on ressort réjoui de Pleyel où la salle entière a vibré en osmose avec un artiste au charme et au charisme toujours irrésistibles. Entre-temps, le généreux ténor, qui dégage un quotient sympathie exceptionnel, a d’évidence retrouvé sa santé vocale, après une période d’incertitude voire d’inquiétudes quant à son avenir.

    Progressivement, Villazón a repris le chemin des grandes scènes lyriques qui lui ont fait confiance : Covent Garden avec Werther, Zurich et Baden-Baden où il a abordé des emplois mozartiens plus légers. Enfin, Munich, où il vient de retrouver avec un succès unanimement salué un rôle aussi lourd qu’Hoffmann aux côtés de Diana Damrau, et dont deux représentations sont également prévues en juillet, avant Salzbourg où il chantera deux Re Pastore en version concertante.

    Dans ce contexte, les mélodies du répertoire traditionnel mexicain sont désormais interprétées avec une franchise et une aisance qui les rapprochent du domaine vocal classique. Dès son air d’entrée, El reloj de Cantoral, le ténor franco-mexicain semble sûr de lui et totalement à l’aise. L’opératique Despedida de Grever le montre très en voix et dans toute sa plénitude.

    Même si on apprécie un magnifique solo de trompette, on est en revanche un peu frustré que le très attendu Granada de Lara ne soit pas chanté mais interprété par les douze excellents musiciens des Bolivar Soloists, particulièrement mis en valeur dans l’épatante et quasi classique Fuga con Pajarillo de Romero.

    Heureusement, Villazón nous offre trois autres mélodies de Lara : Noche de ronda, Veracruz et le justement populaire Solamente una vez, dont chacun connaît la mélodie. Autre tube incontournable, Besame mucho de Velasquez, tandis que Besos robados de Del Moral offre du très beau chant, comme Jurame de Grever.

    En bis, un pot pourri de musique mexicaine où le ténor, déjanté, se mêle à l’orchestre et, après une désopilante histoire à propos de la Cucaracha, une interprétation explosive de l’air universellement connu. On retrouvera avec bonheur notre ténor parmi les très nombreuses stars qui participeront le 19 décembre au TCE au dixième anniversaire du Concert d’Astrée sous la direction d’Emmanuelle Haïm.

    Enfin, à nouveau dans le cadre des Grandes Voix, il sera à l’Opéra royal de Versailles le 2 avril 2012 pour une soirée opératique avec l’orchestre de chambre Nuevo Mundo. Maintenant, il est temps de retrouver enfin Villazón sur une scène parisienne dans l’un des grands rôles d’opéra où, artiste complet, il pourra à nouveau donner le meilleur de lui-même.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 03/12/2011
    Monique BARICHELLA

    Récital mexicain du ténor Rolando Villazón aux côtés des Bolivar Soloists dans le cadre des Grandes Voix à la salle Pleyel, Paris.
    Airs mexicains
    Rolando Villazón, ténor
    Efrain Oscher, flûte
    Nigel Shore, hautbois
    Eduardo Calzada, basson
    Francisco Flores, trompette
    Juan Manuel González, violon
    Warren Zielinski, alto
    Pablo Bercellini, violoncelle
    Gabriel León, contrebasse
    Jarkko Rihimaki, piano
    Konrad Sommer, percussions
    Peter Kuhnsch, percussions
    Ralf Benesh, guitare

     


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