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CRITIQUES DE CONCERTS 24 octobre 2020

Parsifal au Festival de Bayreuth, Allemagne.

Parsifal s'Ă©largit
© Rauh - Festival de Bayreuth

Le 89e festival de Bayreuth s'est ouvert, devant un public partagé entre la mondanité et la ferveur - comme il est de tradition - par une présentation tout aussi traditionnelle de Parsifal mis en scène par le maître actuel des lieux, Wolfgang Wagner, la septième seulement depuis sa création à Bayreuth, en 1882.
 

Festival de Bayreuth,
Le 25/07/2000
Antoine Livio (1931-2001)
 



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  • Se basant sur les indications du livret Ă©tabli par le compositeur d'après le cycle breton des Chevaliers de la Table ronde et les vers de Wolfram von Eschenbach, disciple de ChrĂ©tien de Troyes, Wolfgang Wagner se contente de situer les personnages, rĂ©duit leurs dĂ©placements Ă  l'essentiel, si bien que l'action n'est plus qu'une succession de tableaux vivants, pour cette quĂŞte non du Graal, mais de la lance qui a percĂ© le flanc du Christ. Ultime Ă©preuve Ă  laquelle Parsifal ne succombe pas : la sĂ©duction de Kundry, beautĂ© fatale qui expie le fait d'avoir ri devant le Christ portant sa croix. Parsifal ainsi ramène la lance dans le temple des Chevaliers. Ceux-ci Ă©voluent au pas cadencĂ©, rythmĂ© par l'envolĂ©e des cloches, aucune mise en lumière de l'action, nul approfondissement du mythe, absence de rĂ©elle dramaturgie.
    La partition incite pourtant à repenser l'ouvrage. Boulez, en 1970, n'avait-il pas prouvé qu'il était possible de lui conférer une réelle modernité, en ne se basant que sur elle. Christoph Eschenbach - le nouveau directeur musical de l'Orchestre de Paris - dirige pour la première fois à Bayreuth. Toutefois il a dominé tous les problèmes d'acoustique que pose la fosse, célèbre pour la fusion qu'elle permet entre le plateau et l'orchestre. Lui s'est inspiré également du livret, pour faire de sa lecture une nouvelle dramaturgie. Si son Prélude est d'une lenteur exceptionnelle, il a trouvé pour le deuxième acte - celui de la séduction - une fougue qui s'amplifie au gré des fluctuations des sentiments. On découvre ainsi des couleurs qui contrastent avec celles plutôt doucereuses des décors ! Ses tempi obligent les chanteurs à ralentir leurs déplacements ou à en imaginer d'autres, conférant une vie nouvelle. Il en sera de même pour les récits de Gurnemanz (raison pour laquelle Hans Sotin, prévu pour ce rôle, a préféré s'abstenir). Il a été remplacé par Matthias Hölle qui a apporté une grande profondeur au rôle. Mais la révélation fut la Kundry de Violetta Urmana. Comédienne consommée, elle joue avec sa voix, comme elle joue avec Parsifal, avec des aigus sensuels et des graves troublants. Le choeur, essentiel dans " Parsifal ", possède un nouveau chef, Eberhard Friedrich, qui a su modeler les voix selon les directives d'Eschenbach, au point que choeur et orchestre paraissent complémentaires pour apporter l'élan mystique souhaité à ce " mystère sacré ".




    Festival de Bayreuth,
    Le 25/07/2000
    Antoine Livio (1931-2001)

    Parsifal au Festival de Bayreuth, Allemagne.
    Direction musicale : Christoph Eschenbach
    Mise en scène et décors : Wolfgang Wagner
    Costumes : Reinhard Heinrich
    Choeurs : Eberhard Friedrich
    Avec Violetta Urmana (Kundry), Poul Elming (Parsifal), Andreas Schmidt (Amfortas), Alfred Reiter (Titurel), Matthias Hölle (Gurnemanz), Hartmut Welker (Klingsor)

     


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