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CRITIQUES DE CONCERTS 07 juillet 2020

Parsifal au Festival de Bayreuth, Allemagne.

Parsifal s'élargit
© Rauh - Festival de Bayreuth

Le 89e festival de Bayreuth s'est ouvert, devant un public partag√© entre la mondanit√© et la ferveur - comme il est de tradition - par une pr√©sentation tout aussi traditionnelle de Parsifal mis en sc√®ne par le ma√ģtre actuel des lieux, Wolfgang Wagner, la septi√®me seulement depuis sa cr√©ation √† Bayreuth, en 1882.
 

Festival de Bayreuth,
Le 25/07/2000
Antoine Livio (1931-2001)
 



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  • Se basant sur les indications du livret √©tabli par le compositeur d'apr√®s le cycle breton des Chevaliers de la Table ronde et les vers de Wolfram von Eschenbach, disciple de Chr√©tien de Troyes, Wolfgang Wagner se contente de situer les personnages, r√©duit leurs d√©placements √† l'essentiel, si bien que l'action n'est plus qu'une succession de tableaux vivants, pour cette qu√™te non du Graal, mais de la lance qui a perc√© le flanc du Christ. Ultime √©preuve √† laquelle Parsifal ne succombe pas : la s√©duction de Kundry, beaut√© fatale qui expie le fait d'avoir ri devant le Christ portant sa croix. Parsifal ainsi ram√®ne la lance dans le temple des Chevaliers. Ceux-ci √©voluent au pas cadenc√©, rythm√© par l'envol√©e des cloches, aucune mise en lumi√®re de l'action, nul approfondissement du mythe, absence de r√©elle dramaturgie.
    La partition incite pourtant √† repenser l'ouvrage. Boulez, en 1970, n'avait-il pas prouv√© qu'il √©tait possible de lui conf√©rer une r√©elle modernit√©, en ne se basant que sur elle. Christoph Eschenbach - le nouveau directeur musical de l'Orchestre de Paris - dirige pour la premi√®re fois √† Bayreuth. Toutefois il a domin√© tous les probl√®mes d'acoustique que pose la fosse, c√©l√®bre pour la fusion qu'elle permet entre le plateau et l'orchestre. Lui s'est inspir√© √©galement du livret, pour faire de sa lecture une nouvelle dramaturgie. Si son Pr√©lude est d'une lenteur exceptionnelle, il a trouv√© pour le deuxi√®me acte - celui de la s√©duction - une fougue qui s'amplifie au gr√© des fluctuations des sentiments. On d√©couvre ainsi des couleurs qui contrastent avec celles plut√īt doucereuses des d√©cors ! Ses tempi obligent les chanteurs √† ralentir leurs d√©placements ou √† en imaginer d'autres, conf√©rant une vie nouvelle. Il en sera de m√™me pour les r√©cits de Gurnemanz (raison pour laquelle Hans Sotin, pr√©vu pour ce r√īle, a pr√©f√©r√© s'abstenir). Il a √©t√© remplac√© par Matthias H√∂lle qui a apport√© une grande profondeur au r√īle. Mais la r√©v√©lation fut la Kundry de Violetta Urmana. Com√©dienne consomm√©e, elle joue avec sa voix, comme elle joue avec Parsifal, avec des aigus sensuels et des graves troublants. Le choeur, essentiel dans " Parsifal ", poss√®de un nouveau chef, Eberhard Friedrich, qui a su modeler les voix selon les directives d'Eschenbach, au point que choeur et orchestre paraissent compl√©mentaires pour apporter l'√©lan mystique souhait√© √† ce " myst√®re sacr√© ".




    Festival de Bayreuth,
    Le 25/07/2000
    Antoine Livio (1931-2001)

    Parsifal au Festival de Bayreuth, Allemagne.
    Direction musicale : Christoph Eschenbach
    Mise en scène et décors : Wolfgang Wagner
    Costumes : Reinhard Heinrich
    Choeurs : Eberhard Friedrich
    Avec Violetta Urmana (Kundry), Poul Elming (Parsifal), Andreas Schmidt (Amfortas), Alfred Reiter (Titurel), Matthias Hölle (Gurnemanz), Hartmut Welker (Klingsor)

     


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