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CRITIQUES DE CONCERTS 19 aoűt 2019

GĂ©rard Poulet et Dominique Merlet jouent Beethoven Ă  l'Orangerie du Parc de Sceaux.

Beethoven rendu chaste

Dimanche 23 juillet à l'Orangerie du Parc de Sceaux, Gérard Poulet et Dominique Merlet ont choisi de présenter un bouquet de Sonates de Beethoven. Visions souvent minimalistes, voire étriquées à force d'une pudeur qui tourne vite à l'obséquiosité. Quelques jolis instants, cependant

 

Orangerie du Parc, Sceaux
Le 23/07/2000
Stéphane HAIK
 



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  • Ă€ quelques encablures de la capitale, dĂ©sertĂ©e par les mĂ©lomanes en cette pĂ©riode de l'annĂ©e, l'Orangerie du Parc de la ville de Sceaux, entourĂ©e des fameux jardins de Le NĂ´tre, offre un Ă©crin esthĂ©tique rĂŞvĂ© aux concerts qui y sont organisĂ©s, jusqu'au dĂ©but du mois de septembre. Mais toute somptueuse que soit son architecture, l'Orangerie du Parc de Sceaux n'est pas un lieu acoustique idoine pour la musique de chambre, Ă  tel point que le plaisir auditif s'en trouve amplement altĂ©rĂ© : les sons se perdent, et il faut souvent " tendre l'oreille " pour y repĂ©rer un violon littĂ©ralement dominĂ© par la force digitale du piano.
    Simple écueil acoustique ? Pas uniquement. Car le dialogue entre le violoniste Gérard Poulet et le pianiste Dominique Merlet a du plomb dans l'aile : dans la Sonate n° 4, Merlet est presque seul sur scène, martelant sans relâche, souvent au détriment du strict respect de la dynamique ; Poulet, lui, " suit " tant bien que mal, jette des coups d'œil pratiquement désespérés à son partenaire, qui n'en a cure ; les coups d'archet deviennent vite statiques, imprécis, maladroits par manque d'ampleur ; la main gauche est crispée, le doigté imprécis. Quelques rares mélomanes, partition sur les genoux, froncent le sourcil, mais à en juger à l'applaudimètre, le public ne semble pas vraiment avoir été perturbé par ces constants décalages et cette absence tout court de style, entre un pianiste qui écrase son clavier et un violoniste qui effleure la touche de son instrument. Du mieux tout de même avec les Sonates n° 7 et n° 10, où les deux comparses n'oublient plus de s'écouter : Merlet respire avec largesse, tandis que Poulet réussit quelques prouesses, comme cette parfaite coexistence entre mordant de la main gauche et clarté de l'archet, entre demi-teinte et plénitude du son. Une gageure, au regard de la déliquescente Sonate n° 4.






    Orangerie du Parc, Sceaux
    Le 23/07/2000
    Stéphane HAIK

    GĂ©rard Poulet et Dominique Merlet jouent Beethoven Ă  l'Orangerie du Parc de Sceaux.
    Ludwig van Beethoven
    Sonates pour violon et piano N° 4, 7 et 10
    GĂ©rard Poulet (violon)
    Dominique Merlet (piano)

     


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