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CRITIQUES DE CONCERTS 20 novembre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Radu Lupu à la salle Pleyel, Paris.

Teintes crépusculaires
© Fred Toulet

Pour son rendez-vous quasi annuel avec l’Orchestre de Paris, le pianiste roumain Radu Lupu y revenait pour la quatrième fois avec le Premier Concerto de Johannes Brahms. Parvo Järvi dirigeait un orchestre qui semble à nouveau au creux de la vague pour le second programme Haydn-Brahms de la saison. Une relative déception.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 04/04/2012
Olivier BRUNEL
 



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  • À l’Orchestre de Paris, les chefs se suivent et ne se ressemblent pas. Parvo Järvi, son actuel directeur musical, ne semble pas apporter ce petit surcroît de chaleur qui manque tant à cette phalange aux prestations souvent inégales au cours des saisons et à l’intérieur même de chaque saison.

    À cet égard, ce concert est caractéristique. Venu pour entendre son soliste de la semaine, le pianiste roumain Radu Lupu, jouer un de ses chevaux de bataille, le Premier Concerto de Brahms, on espérait au moins jouir d’un concert au programme disons contrasté.

    La Symphonie n° 85 de Haydn, l’une des Parisiennes dite la Reine pour des raisons semble-t-il discutables, n’est pas l’une des œuvres les plus chaleureuses du répertoire, ni même de cette période créatrice de Haydn. L’orchestre en donne une exécution techniquement bonne mais d’une telle froideur que sa fonction d’ouverture du programme reste mystérieuse.

    De même, la Quatrième Symphonie de Brahms, monument romantique qui achevait le concert, doit-elle laisser le spectateur repartir sur le désir d’aller se coucher au plus vite ? Il y a chez Brahms beaucoup plus à trouver que cette froide et plate lecture à laquelle le chef estonien ne semble pas apporter la moindre touche personnelle, le moindre élan conducteur.

    Le Concerto n° 1 aura été, du seul point de vue orchestral, le plus mal mené du programme. Peut-on laisser à ce point les pupitres jouer au niveau sonore qui semble leur convenir, dans un style aussi brouillon un tel monument concertant ? Lupu semble en prendre son parti, tourné et concentré sur la section des cuivres avec qui il a établi de très beaux moments de dialogue notamment dans l’Adagio.

    Le pianiste, actuellement âgé de soixante-sept ans, est arrivé à un stade de maturité dans cette œuvre, et dans tout le répertoire brahmsien, pour pouvoir lui conférer des couleurs crépusculaires. Son approche du clavier si particulière est toujours source d’une sonorité magnifique même si la projection n’est plus toujours aussi égale.

    Après le concerto, le premier des Trois intermezzi op. 117 dépassera encore en dépouillement dans l’effet et en relative économie sonore l’impression crépusculaire créée par l’interprétation du concerto. Radu Lupu sera de retour avec l’Orchestre de Paris les 10 et 11 avril 2013 avec le Troisième Concerto de Bartók, cette fois sous la direction de Thomas Hengelbrock.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 04/04/2012
    Olivier BRUNEL

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Radu Lupu à la salle Pleyel, Paris.
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie n° 85 en sib majeur Hob. I : 85, « la Reine »
    Johannes Brahms (1833-1897) :
    Concerto pour piano n° 1 en ré mineur op. 15
    Radu Lupu, piano
    Symphonie n° 4 en mi mineur op. 98
    Orchestre de Paris
    direction : Paavo Järvi

     


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