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CRITIQUES DE CONCERTS 20 novembre 2018

Reprise de Capriccio de Strauss dans la mise en scène de Robert Carsen et sous la direction de Philippe Jordan à l’Opéra de Paris.

Un caprice sans surprise
© Elisa Haberer

Michaela Kaune (Die Gräfin)

Jolie reprise de l’excellente production Carsen de Capriccio, opéra difficile entre tous. Tout fonctionne bien, scéniquement et vocalement, avec une distribution homogène, sinon brillante. Les grandes émotions viennent de l’orchestre et de la direction de Philippe Jordan, somptueuse. Et quel pupitre de cors ! La grande classe.
 

Palais Garnier, Paris
Le 13/09/2012
Gérard MANNONI
 



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  • Réussir Capriccio est bien difficile. Cette longue conversation sur les rapports de la musique, de la littérature, de la voix et même de la danse, peut sombrer dans l’ennui s’il se glisse trop de faiblesses dans la représentation.

    On ne peut descendre au-dessous d’un certain niveau en aucun domaine. Le théâtre y a autant d’importance que le chant et l’orchestre, mais il faut parvenir à une homogénéité et à une fluidité inhérentes au propos, avec en plus un chef aussi subtil que musicien et une Comtesse irrésistible.

    En 2004, lors de la création de cette production de Robert Carsen en tous points réussie, car elle saisit et traduit l’exact climat de ces échanges esthétisants et amoureux hors du temps, Renée Fleming était une magnifique Comtesse, sans doute la plus accomplie aujourd’hui, sans égaler pour autant Elisabeth Schwarzkopf, à jamais inégalable car alliant comme personne l’intelligence et la sensibilité du mot à celles de la musique.

    Sans avoir l’éclat ni de l’une ni de l’autre, Michaela Kaune ne démérite pas. Elle est belle, elle chante bien, possède un timbre agréable, fait bien tout ce qu’il faut faire. Voilà. Que demander de plus, dira-t-on ? On pourrait reparler de qualités plus exceptionnelles, des grandes personnalités de jadis, mais par les temps qui courent, ne nous plaignons pas.

    Rien à reprocher non plus à l’ensemble d’une distribution où se détachent quand même le La Roche de Peter Rose et le Flamand de Joseph Kaiser mais où le Comte de Bo Skovhus paraît assez pâlot.

    En revanche, Philippe Jordan fait de l’orchestre la vraie source d’émotion de la soirée. Couleurs superbes, équilibres miraculeux entre musique de chambre et grandes envolées passionnelles, phrasé sensuel, vivant. Et quelle gestique élégante, sans heurts, tout en souplesse, avec une précision implacable !

    Avoir eu une mère ballerine n’est sans doute pas étranger à cette spontanée maîtrise du corps dans la musicalité. Côté musiciens, on se rappellera longtemps le magnifique solo de cor précédant la scène finale, solo d’ailleurs relayé par les autres membres d’un pupitre d’exception. Un immense moment d’émotion et de beauté.

    Simple clin d’œil ou réponse soufflée à l’indécise Comtesse ? L’ultime vision voulue par Carsen est celle du foyer de la danse, cette fois le vrai et non celui qui, en décor, est déjà omniprésent sur scène. Y travaille au lointain la belle Laura Hecquet. L’art chorégraphique serait-il en fin de compte la synthèse idéale ?




    Palais Garnier, Paris
    Le 13/09/2012
    Gérard MANNONI

    Reprise de Capriccio de Strauss dans la mise en scène de Robert Carsen et sous la direction de Philippe Jordan à l’Opéra de Paris.
    Richard Strauss (1864-1949)
    Capriccio, conversation en musique en un acte op. 85 (1942)
    Livret de Clemens Krauss et Richard Strauss

    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction Philippe Jordan
    mise en scène : Robert Carsen
    décors : Michael Levine
    costumes Anthony Powell
    éclairages : Robert Carsen & Peter Van Praet
    chorégraphie : Jean-Guillaume Bart

    Avec :
    Michaela Kaune (Die Gräfin), Bo Skovhus (Der Graf), Joseph Kaiser (Flamand), Adrian Eröd (Olivier), Peter Rose (La Roche), Michaela Schuster (Clairon), Ryland Davies (Monsieur Taupe), Barbara Bargnesi (Eine italienische Sängerin), Manuel Nuñez Camelino (Ein italienische Tenor), Jérôme Varnier (Der Haushofmeister).

     



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