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CRITIQUES DE CONCERTS 19 décembre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Tomás Netopil avec la participation de la soprano Anja Harteros à la salle Pleyel, Paris.

Une voix sculpturale
© Marco Borggreve

Soirée très symphonique à Pleyel avec deux partitions tchèques, piliers du répertoire national, dirigées par Tomás Netopil, directeur musical du Théâtre national de Prague, pour ses débuts avec l’Orchestre de Paris et les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss pour faire briller une invitée prestigieuse, la Kammersängerin Anja Harteros.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 04/10/2012
Olivier BRUNEL
 



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  • Taras Bulba, rhapsodie orchestrale en trois parties, fait son retour à l’Orchestre de Paris où, depuis Vaclav Neumann en 1981 et Charles Mackerras en 1985, on ne l’avait guère entendue.

    Le chef tchèque Tomás Netopil, directeur musical du Théâtre national de Prague, y faisait ses débuts avec cette phalange qu’il galvanise dans les passages les plus expressifs, ceux où percussions, cuivres et vents donnent vie à cette fresque inspirée à Janáček par une légende ukrainienne transcrite par Gogol. Grand bravo donc à ceux-ci, mais pas aux cordes dont on n’attend pas autant de stridence.

    Même constat, hélas, pour le somptueux tissu orchestral qui doit servir à la voix de soprano pour ce chef-d’œuvre ultime et posthume de Richard Strauss. À l’historique de l’Orchestre de Paris pour l’interprétation de ces quatre joyaux qui sonnent le glas de la grande tradition lyrique du Lied allemand, on peu lire depuis qu’ils y sont entrés au répertoire en 1971, les noms de Mesdames Caballé, Schwarzkopf, Te Kanawa, Norman, Margaret Price, Mattila et Fleming.

    Liste impressionnante et beau florilège que ne dépare pas celui d’une Kammersängerin de la scène munichoise, l’Allemande Anja Harteros, de surcroît immense chanteuse mozartienne et déjà historique pour son interprétation d’Elsa aux côtés du Lohengrin de Jonas Kaufmann.

    Silhouette sculpturale dans une longue robe noire et voix puissante au timbre impeccable flottant bien au-dessus de la masse orchestrale, elle donne de ces quatre poèmes de Hesse et Eichendorff une interprétation intense, vibrante et dont la parfaite intelligibilité des mots n’est pas si habituelle surtout (excepté Elisabeth Schwarzkopf) si on se réfère à la liste citée plus haut. On espère entendre plus souvent à Paris cette grande artiste où elle est venue quelques fois avec l’Orchestre de l’Opéra d’État de Bavière au Théâtre des Champs-Élysées.

    On ne peut pas éternellement mettre sur le dos des chefs d’orchestre la relative platitude dramatique avec laquelle l’Orchestre de Paris traite les morceaux de bravoure quand il se sent en pleine routine avec des œuvres qui reviennent régulièrement à son répertoire comme c’est le cas de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák dont le programme recense dix-sept exécutions depuis 1970.

    Mais mettons au crédit de Tomás Netopil d’avoir fait chanter les vents et bois, la plus belle fraction de l’orchestre aujourd’hui et de tradition, dans le vaste Largo qui tel un retour à la nature échappe au ton épique du reste de l’œuvre.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 04/10/2012
    Olivier BRUNEL

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Tomás Netopil avec la participation de la soprano Anja Harteros à la salle Pleyel, Paris.
    Leoš Janáček (1854-1928)
    Taras Bulba, rhapsodie pour orchestre
    Richard Strauss (1824-1896)
    Vier letzte Lieder
    Anja Harteros, soprano
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Symphonie n° 9 en mi mineur op. 95, « du Nouveau Monde »
    Orchestre de Paris
    direction : Tomás Netopil

     


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