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CRITIQUES DE CONCERTS 21 mai 2018

Récital du pianiste Andreï Korobeinikov au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Musique et virtuosité

Valeur très affirmée du jeune piano russe, Andreï Korobeinikov avait choisi un programme très romantique pour achever sa conquête du public parisien. Un voyage magnifique de la pure simplicité des Scènes d’enfants de Schumann aux grandes démonstrations pianistiques de Rachmaninov et Scriabine, et un sommet atteint avec la Fantaisie de Schumann.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 16/10/2012
Gérard MANNONI
 



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  • Pianiste très précoce, comme beaucoup, Andreï Korobeinikov est parvenu, à vingt-six ans, à rejoindre le groupe de tête des pianistes russes dont on ne manquerait un concert pour rien au monde. Ce n’est pas tant une question de virtuosité, même s’il la porte à des points extrêmes très exaltants pour l’auditeur et générateurs d’émotion par eux-mêmes, que la confrontation à une personnalité inspirée en permanence.

    Rien de tel que les Scènes d’enfants pour révéler la capacité d’un interprète à éveiller tout un monde de sensations et de sentiments, de pulsions et de réflexions, dans un langage musical épuré, sinon minimaliste. Korobeinikov plante donc d’emblée le décor émotionnel qui sera celui de tout son récital. Finesse de la pensée, toucher miraculeux, sens poétique, talent de narrateur, aussi efficace dans le figuratif que dans l’abstrait.

    S’il salue gauchement, comme un automate pas très bien remonté, la fluidité, la souplesse et l’incandescence de son rapport au clavier emporte la Fantaisie de Schumann dans un tourbillon d’états d’âmes plus bouleversants les uns que les autres. On est au cœur de ce complexe univers schumannien, où l’esprit et le cœur cohabitent, où la pensée et la sensibilité se nourrissent mutuellement.

    Après l’entracte, les Variations sur un thème de Chopin de Rachmaninov nous ramènent à un autre type d’émotions pianistiques, celles que procurent une technique domptant l’instrument sous tous ses aspects, lui permettant de montrer toutes ses possibilités, des grands emportements orchestraux aux déroulés de traits aussi arachnéens que le violon ou la voix humaine peuvent en produire. Mais cet univers n’a pas les profondeurs abyssales de celui de Schumann.

    Celui de la Septième Sonate de Scriabine non plus, même si, une fois encore, le piano s’y exprime avec une impressionnante variété de moyens. On est comblé si on aime le piano, l’instrument en tant que tel. Mais on est en droit d’être plus envoûté par Schumann. En tout cas, Korobeinikov prouve que s’il se situe dans la lignée de Luganski ou Berezovski, il a sa manière bien à lui de s’exprimer, qu’il s’agisse du son, de l’analyse ou de la sensibilité.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 16/10/2012
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Andreï Korobeinikov au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Robert Schumann (1810-1856)
    Kinderszenen op. 15
    Fantasie in C dur op. 17
    Sergei Rachmaninov (1873-1943)
    Variations sur un thème de Chopin op. 22
    Alexandre Scriabine (1872-1915)
    Sonate pour piano n° 7 op. 64 « Messe blanche »
    Andreï Korobeinikov, piano

     


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