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CRITIQUES DE CONCERTS 20 août 2018

Musique de chambre au Festival de l'Empéri en Provence

Les affinités électives de L'Empéri

Le château de l'Empéri, qui domine fièrement Salon de Provence, est d'une altière beauté. Ce n'est pourtant pas la seule raison pour laquelle le petit festival de musique de chambre qu'il abrite depuis huit ans vaut le détour.
 

Château de l\'Emperi, Salon de Provence
Le 07/08/2000
Sylvie BONIER
 



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  • S'il faut résumer d'un mot le jeune festival de L'Empéri, " convivialité " s'impose de lui-même. Comme Deauville ou Lockenhaus, l'Empéri est une manifestation créée par des musiciens, pour des musiciens. Ambiance coulisses de conservatoire. Sous les fenêtres croisées de la cour renaissance se déroule un joli rendez-vous, fait par des jeunes (le pianiste Eric Le Sage, qui a créé le festival, navigue dans la trentaine), et avec des jeunes. Résultat : le public se presse à ces concerts où les oeuvres sont choisies dans un esprit d'originalité et de modernité, et où l'on croise des talents aventureux. Témoins de cette mentalité découvreuse, les interprètes entendus en milieu de course se sont retrouvés autour d'un programme bien balancé qui mélangeait Fauré, Kodaly, Villa-Lobos, Pascal Dusapin, Arnold Bax, Bruno Maderna, et Nicolas Bacri.

    Autour d'Eric Le Sage, pianiste délicat et fin interlocuteur, la sauce prend naturellement. Le flûtiste Emmanuel Pahud, toujours aussi doué, donne la réplique avec élégance au hautbois libre et hypersensible de François Leleux (Montdorf Sonatina op.58 de Bacri et Dialodia de Maderna), alors qu'on savoure le jeu inventif d'une Vanessa Wagner au piano suggestif, le violon rhapsodique de Gordan Nikolitch, le violoncelle généreux de François Salque (Trio de Dusapin), l'alto souple et profond de Béatrice Muthelet, la harpe fluide de Marie-Pierre Langlamet (Trio élégiaque de Bax), le violon plein de Jean-Claude Velin et l'alto pudique de Christophe Gaugué (Quintette op. Posthume de Villa-Lobos).
    Cette rencontre de musiciens dont l'entente et l'amitié se devinent entre les notes, offre aux festivaliers de tous bords l'agréable sentiment que la musique, de la scène à la salle, se fait et se vit définitivement ensemble.





    Château de l\'Emperi, Salon de Provence
    Le 07/08/2000
    Sylvie BONIER

    Musique de chambre au Festival de l'Empéri en Provence
    Quatuor avec piano, op.15 de Fauré, Quintette pour flûte, violon,alto, violoncelle et harpe, op. posthume de de Villa-Lobos, Trio pour piano, violon et violoncelle de Dusapin, Sérénade pour deux violons et alto de Kodaly, Trio élégiaque pour flûte, harpe et alto de Bax, Montdorf Sonatina op.58 de Bacri et Dialodia de Maderna.
    Avec Eric Le Sage (piano), Vanessa Wagner (piano), Emmanuel Pahud (flûte), François Leleux (hautbois), Béatrice Muthelet (alto), Marie-Pierre Langlamet (harpe), Jean-Claude Velin (violon) et Christophe Gaugué (alto).

     


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