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CRITIQUES DE CONCERTS 17 août 2018

Récital de la pianiste Khatia Buniatishvili à la salle Pleyel, Paris.

L’aplomb de la jeunesse
© Esther Haase

On avait gardé un souvenir ébloui d’un concert de l’Orchestre de Paris avec la pianiste géorgienne Khatia Buniatishvili, en majesté dans le Second Concerto de Chopin. On était impatient de l’entendre à l’épreuve du récital, espoir non déçu après la somptueuse performance donnée à Pleyel dans un copieux programme Chopin, Liszt et Prokofiev.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 19/11/2012
Olivier BRUNEL
 



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  • Ouvrir un récital de sonates avec celle de Liszt est à la fois un acte de courage et une déclaration d’intention. Khatia Buniatishvili, 25 ans, silhouette de rêve, habillée de haute-couture, arrive sur scène et ne fait qu’une bouchée de ce monument autrefois réservé aux pianistes de grande maturité.

    Elle aborde le chef-d’œuvre avec une sérénité et un aplomb qui forcent la concentration. Disparues pour un soir les quintes intempestives et les chutes de programme. La sonorité et la projection sont admirables, la palette de couleurs est là et ne demande qu’à s’enrichir, cela s’entend dans chaque phrase. Hélas, dans le fugato, elle ne résiste pas au pêché de jeunesse qu’est la vitesse, sacrifiant le galbe des phrases à une hypervirtuosité admirable mais hors de propos. !

    Chopin, autant dans la Quatrième Ballade, empreinte de nostalgie, que dans la très bien construite Deuxième Sonate, la trouve plus à fleur de sonorité, moins au fond des touches. La Marche funèbre est certes amplement déployée, autoritaire et respire sans brutalité et pour une fois, Presto oblige, on lui concède l’extrême vélocité du curieux final.

    L’aplomb avec lequel elle aborde la Septième Sonate de Prokofiev, le scintillement de l’Allegro inquieto, la lente et claire progression harmonique l’Andante caloroso et l’ébouriffant, diabolique Precipitato de son final transportent un public fanatisé.

    Couverte de fleurs par des admirateurs, elle joue généreusement une troisième partie consacrée à Liszt avec son Rêve d’amour chaud et serein où se miroitent toutes les couleurs d’un jeu hautement maîtrisé et une Mephisto-Valse qui elle aussi appelant la vitesse laisse béat devant une telle virtuosité.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 19/11/2012
    Olivier BRUNEL

    Récital de la pianiste Khatia Buniatishvili à la salle Pleyel, Paris.
    Franz Liszt (1811-1886)
    Sonate en si
    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Ballade n° 4 en fa mineur op. 52
    Sonate pour piano n° 2 en sib mineur op. 35
    Sergei Prokofiev (1881-1953)
    Sonate pour piano n° 7 op. 83
    Khatia Buniatishvili, piano

     


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