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CRITIQUES DE CONCERTS 18 août 2018

Concerts de l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg sous la direction de Yuri Temirkanov, avec la participation du violoniste Boris Belkin et du pianiste Nikolaï Demidenko au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

L’autre tsar de Saint-Pétersbourg

À chaque concert de Temirkanov ou Gergiev, la même question se pose : lequel de ces deux tsars de la musique russe préférons-nous ? À chaque concert, c’est celui que l’on vient d’entendre qui prévaut : le charme et la fascination pour la musique vivante renvoient tout le reste au fond de la mémoire. Un concert de Temirkanov ne s’oublie pas, c’est un moment de grâce.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 17/11/2012
Nicole DUAULT
 



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  • Il est dans son élément, Yuri Temirkanov (74 ans), quand il dirige Prokofiev. Depuis vingt-cinq ans à la tête de l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg, il en connaît les arcanes et c’est un éblouissement.

    Remplaçant Julia Fischer en instance de maternité, le violoniste d’origine russe Boris Belkin (64 ans) joue le Deuxième Concerto de Prokofiev. Sa technique au phrasé impeccable est rigoureuse. Le dialogue du violon et de la flûte pendant l’Andante assai, mouvement central, révèle une finesse irisée. Le plus souvent, le jeu du violoniste toujours élégant manque pourtant d’expressivité malgré les nuances que déploie l’orchestre.

    Adaptation chorégraphique du drame de Shakespeare, la partition de Roméo et Juliette est luxuriante, syncopée, voluptueuse : aussi bien Rudolf Noureev qu’Angelin Preljocaj ont écrit des pièces mémorables sur ces suites orchestrales, que la plupart des chefs mélangent aujourd’hui dans leur propre dramaturgie.

    Primesautière, enjouée, sensuelle, grave, dramatique jusqu’aux lamentations terribles, la partition étreint par l’émotion que débusque à chaque instant Termirkanov dans une direction lumineuse. C’est en quelque sorte le tube de l’orchestre, qui le joue si souvent en tournée, à l’égal de la Quatrième Symphonie de Tchaïkovski dont les instrumentistes donnaient le lendemain une percutante interprétation.

    Cette dernière faisait suite à une première partie du concert de dimanche où le pianiste Nikolaï Dimidenko (57 ans) aura montré une autorité maîtrisée dans l’exécution du Troisième Concerto pour piano de Prokofiev.

    Alors la question demeure : Temirkanov ou Gergiev ? Préfère-t-on l’aristocrate et fin Temirkanov ou l’impulsif et populaire Gergiev ? Ce dernier sera salle Pleyel début janvier dans un vaste panorama des symphonies de Chostakovich à la tête de son Orchestre du Théâtre Mariinski. Une nouvelle occasion de les comparer.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 17/11/2012
    Nicole DUAULT

    Concerts de l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg sous la direction de Yuri Temirkanov, avec la participation du violoniste Boris Belkin et du pianiste Nikolaï Demidenko au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    17 novembre :
    Sergei Prokofiev (1891-1953)
    Concerto pour violon et orchestre n° 2 en sol mineur op. 63
    Boris Belkin, violon
    Roméo et Juliette, extraits des suites n° 1 et 2
    18 novembre :
    Sergei Prokofiev (1891-1953)
    Concerto pour piano n° 3 en ut majeur op. 26
    Nikolaï Demidenko, piano
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Symphonie n° 4 en fa mineur op. 36
    Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg
    direction : Yuri Temirkanov

     


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