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CRITIQUES DE CONCERTS 20 février 2018

Récital du violoncelliste Yan Levionnois et du pianiste et Guillaume Vincent à l’Auditorium du Louvre, Paris.

Une magnifique jeunesse
© Claude Doaré

Ils viennent seulement d’avoir vingt ans mais s’affirment comme d’authentiques grands talents. Dans un programme sans concessions à l’Auditorium du Louvre, le violoncelliste Yan Levionnois et le pianiste Guillaume Vincent ont été de parfaits représentants d’une génération déjà bien expérimentée et nettement surdouée.
 

Auditorium du Louvre, Paris
Le 06/12/2012
Gérard MANNONI
 



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  • Grâce aux choix de Monique Devaux, ces concerts de midi du l’Auditorium du Louvre permettent à beaucoup de jeunes artistes de rencontrer un public nombreux, car les salles sont systématiquement pleines. C’est une parenthèse un peu magique, en milieu de journée, dans l’agitation parisienne.

    Ils ont à peine plus de vingt ans et pourtant, ni le violoncelliste Yan Levionnois ni le pianiste Guillaume Vincent ne sont des débutants. Ils ont même tous deux déjà une assez longue carrière derrière eux – Vincent jouait déjà à dix ans avec orchestre – et de multiples récompenses dans les plus importants concours internationaux.

    Cinq pièces dans le style populaire op. 102 de Schumann ouvrent ce programme d’une heure. Peu souvent jouées, ces pages sont à la fois un Schumann déroutant par sa fraîcheur et ses tournures paysannes et très typiques par les couleurs, les choix rythmiques et les contrastes d’humeur qui les animent.

    On est d’emblée frappé par la qualité sonore du violoncelle, la maîtrise de la tenue d’archet qui mène la ligne de chaque phrase, la vigueur de cet archet dont la force est tout en profondeur, jamais en dureté.

    Le piano dialogue, soutient, reprend l’avantage, avec lui aussi un son bien pesé, bien pensé, une présence très subtilement assurée. On est au cœur d’un romantisme assez bon enfant, plus campagnard et moins intellectuel que celui des Kinderszenen, mais dont la vigueur est rassérénante.

    Avec la Sonate en ut majeur op. 65 de Britten, on change d’univers. Dédiée à Rostropovitch, elle comporte cinq mouvements qui rappellent par leur diversité d’humeur, de rythme, de dynamique, ceux de l’ancienne suite de danse. Les deux interprètes font preuve de talent, d’imagination, de goût et d’une grande maîtrise technique dans le traitement de ces pages parfois contradictoires et d’une réelle difficulté d’approche si l’on veut garder à la fois leur cohérence et leur diversité de forme.

    Et l’on finit avec la Sonate en ré mineur de Debussy. Contrastés, pleins d’images et de pensée poétiques, de couleurs changeantes, ses trois mouvements exigent une exceptionnelle qualité de son et de phrasé que Yan Levionnois possède de toute évidence.

    Belles lumières aussi du côté du piano et confirmation que ces deux jeunes interprètes sont bien du bois dont on fait les musiciens que l’on a envie d’entendre et qui vont animer au plus niveau la vie musicale pendant bien des années encore.




    Auditorium du Louvre, Paris
    Le 06/12/2012
    Gérard MANNONI

    Récital du violoncelliste Yan Levionnois et du pianiste et Guillaume Vincent à l’Auditorium du Louvre, Paris.
    Robert Schumann (1810-1856)
    Cinq pièces dans le style populaire op. 102
    Benjamin Britten (1913-1976)
    Sonate pour violoncelle et piano en ut majeur op. 65
    Claude Debussy (1862-1918)
    Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur
    Yan Levionnois, violoncelle
    Guillaume Vincent, piano

     


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