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CRITIQUES DE CONCERTS 15 août 2018

Récital du pianiste Menahem Pressler à la salle Pleyel, Paris.

Une étonnante longévité

Légende vivante de la musique de chambre mondiale, le pianiste Menahem Pressler, fondateur et dernier survivant du Beaux-Arts Trio, multiplie à 88 ans les concerts de soliste, activité parallèle à celle de pédagogue près recherché. Son récital Schubert salle Pleyel qui couronne cette belle carrière est avant tout celui d’un grand musicien aguerri.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 10/12/2012
Olivier BRUNEL
 



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  • On se souvient de longévités aussi belles (et même plus durables) comme Horowitz, Arrau, Horszowski, Cherkassky, mais pas avec une telle énergie et présence en scène le temps d’un si long concert. Car deux sonates de Schubert, fussent-elles entrecoupées d’un impromptu de Kurtág et pas toujours respectueuses des reprises, cela représente pour la mémoire (même si la partition est là par sécurité), pour le mental et pour les doigts un très long parcours.

    Le Schubert de Menahem Pressler est à coup sûr le meilleur fruit de sa maturité. Il en possède toutes les subtilités stylistiques, dans toutes les facettes et aussi, le plus difficile, le don de tenir en haleine sur la durée (mais on aurait préféré qu’il observe toutes les reprises pour en juger à coup sûr) et l’infinie palette de couleurs et de nuances indispensable pour dépeindre ces passages d’un paysage à un autre, du plus calme au profondément tourmenté.

    Le seul reproche que l’on fera est celui du lieu du concert. Si la sonorité du pianiste est magnifique, sa projection n’est pas (ou n’est plus) assez bonne pour emplir une salle aussi peu faite pour les récitals instrumentaux que l’est Pleyel. Du fond de l’orchestre, c’est un peu un squelette de la sonorité que l’on perçoit, ce qui sur des pièces courtes et bien rodées comme les bis qu’il a joués se ressent à peine, mais sur deux monuments comme ces sonates, surtout la grande en si bémol, la dernière de Schubert, aux climats si contrastés, pose un vrai problème.

    Le court Impromptu al ongherese, récente composition de György Kurtag dédiée à Pressler qui l’a joué sans transition avant la Sonate D. 960, est une pièce bien caractéristique de la dernière manière du compositeur hongrois. Avec un début qui pourrait être sériel, elle évolue vers des harmonies quasi romantiques et ne dépare en rien l’immense chef-d’œuvre qu’elle précédait.

    Extrêmement acclamé par une salle Pleyel très bien garnie, Menahem Pressler a achevé de ravir l’auditoire avec une Mazurka de Chopin magnifique de caractère et de style et une transcription bien appropriée du Wiegenlied de Brahms.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 10/12/2012
    Olivier BRUNEL

    Récital du pianiste Menahem Pressler à la salle Pleyel, Paris.
    Franz Schubert (1797-1828)
    Sonate pour piano n° 18 en sol majeur D. 984
    György Kurtág (*1926)
    Impromptu al ongherese
    Franz Schubert
    Sonate pour piano n° 21 en sib majeur D. 960
    Menahem Pressler, piano

     


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