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CRITIQUES DE CONCERTS 21 novembre 2019

Concert des Berliner Philharmoniker sous la direction de Christian Thielemann, avec la participation du pianiste Maurizio Pollini Ă  la Philharmonie de Berlin.

Un écho de l’année Liszt
© Kasskara / DG

Retour très acclamé de Maurizio Pollini à la Philharmonie de Berlin dont il est depuis 1970 l’invité régulier autant comme récitaliste que comme soliste avec les Berliner. Au sein d’une série de concerts bien chargée, Christian Thielemann avait concocté un programme original avec les rares poèmes symphoniques de Liszt en seconde partie.
 

Philharmonie, Berlin
Le 13/12/2012
Olivier BRUNEL
 



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  • Si le programme de ce concert d’abonnement des Berliner Philharmoniker sous la houlette de Christian Thielemann Ă©tait particulièrement allĂ©chant par le choix des Ĺ“uvres, le Concerto n° 21 de Mozart y faisait un peu figure d’outsider, mis lĂ  pour satisfaire au schĂ©ma conventionnel du concert symphonique qui se doit d’inviter un soliste.

    Pollini est à Berlin un enfant chéri autant que dans toutes les grandes capitales musicales. Le triomphe remporté en jouant ce concerto si célèbre était-il justifié seulement par la performance ? On peut en douter.

    La sonorité est certes toujours magnifique et reconnaissable entre toutes mais on s’attendait de la part du pianiste italien maintenant arrivé à la grande maturité à un peu plus de charme, de grâce et de chaleur pour justifier sa présence quatre soirs de suite comme soliste de cet orchestre prestigieux. On peut dire que l’on a entendu le Concerto en ut avec la cadence assez expéditive de Salvatore Sciarrino par Pollini, mais qu’aurait donné une écoute à l’aveugle ?

    Christian Thielemann est dans sa ville natale avec deux programmes importants en cette première quinzaine de décembre. Un entièrement consacré à Verdi, et celui plus romantique qui fait le part belle à Liszt. Il bénéficie auprès du public berlinois d’un coefficient de sympathie que l’on a du mal à comprendre étant de passage.

    L’homme est pressé, court dans les coursives au point de trébucher, fait démarrer l’orchestre au quart de tour, se précipite la dernière note avalée et salue son public avec si peu de chaleur que ses tentatives de sourires se terminent en rictus. Cela dit, il semble fasciner aussi l’orchestre avec sa direction un peu brutale mais efficace.

    Meeresstille und glückliche Fahrt de Mendelssohn qui ouvrait ce concert est une ouverture d’après deux poèmes de Goethe, de qui le compositeur était un ami de jeunesse. Avec ses deux parties bien contrastées c’est une œuvre typique de cette musique à programme d’un romantisme encore imprégné de classicisme. Il faut bien un orchestre de cette trempe pour la défendre aujourd’hui, même comme démarrage d’un programme plus consistant. Ce qui est fait sans problème.

    Les poèmes symphoniques sont certainement la meilleure partie de l’œuvre orchestrale de Liszt. L’année Liszt leur a-t-elle rendu pleinement justice ? Thielemann se pose en défenseur et donne de ce triplé une très brillante interprétation. Pas de recherche excessive du joli détail, ni complaisance dans les effets de sonorité. Seulement l’évident désir de les présenter comme pouvant être le plat de résistance d’un concert de la saison de cet orchestre dont le répertoire a évolué pour le meilleur lors des dernières saisons.

    Mazeppa, d’après Victor Hugo, est assez contrasté dans sa construction et son inspiration épique pour ouvrir ce triptyque. Mais c’est le rare et très construit Von der Wiege bis zum Grabe (Du berceau à la tombe) d’après un dessin du peintre hongrois Mihály Zichy plus tardif (de l’époque de l’Abbé Liszt) qui contient en germe tout le modernisme de cette époque.

    Avec ses trois parties il pourrait presque prétendre au rang de symphonie, n’était sa brièveté. C’est certainement des trois poèmes celui qui fait la plus belle part aux solistes nobles de l’orchestre. Les Préludes, d’après Joseph Autran, le plus connu du cycle, est aussi le plus réussi par la forme et la veine mélodique qui l’anime. Thielemann en donne une interprétation très soignée et habitée.




    Philharmonie, Berlin
    Le 13/12/2012
    Olivier BRUNEL

    Concert des Berliner Philharmoniker sous la direction de Christian Thielemann, avec la participation du pianiste Maurizio Pollini Ă  la Philharmonie de Berlin.
    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Meerestille und glĂĽckliche Fahrt op. 27
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano n° 21 en ut majeur KV 467
    Maurizio Pollini, piano
    Franz Liszt (1811-1886)
    Mazeppa, poème symphonique n° 6
    Von der Wiege bis zum Grabe, poème symphonique n° 13
    Les Préludes, poème symphonique n° 3
    Berliner Philharmoniker
    direction : Christian Thielemann

     


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