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CRITIQUES DE CONCERTS 05 juillet 2020

Le Siège de Corinthe au Festival Rossini de Pesaro, Italie.

Rossini victime d'un blocus
© Amati-Bacciardi

Oeuvre rare parce que récemment reconstituée, Le Siège de Corinthe est l'un des ouvrages les plus monumentaux de Rossini, sinon le plus inspiré. Le 11 août dernier, le Festival de Pesaro a donné la primeur d'une production qui visitera bientôt l'hexagone.
 

Palafestival, Pesaro
Le 11/08/2000
GĂ©rard CORNELOUP
 



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  • Ă€ Pesaro, la programmation du Festival Rossini est fonction des recherches de la Fondazione Rossini, laquelle s'est attelĂ©e Ă  rĂ©aliser et publier l'Ă©dition critique de la monumentale production lyrique de l'enfant du pays. Des annĂ©es de recherches sur Le Siège de Corinthe, copieuse partition Ă©crite pour l'OpĂ©ra de Paris, sur un livret français bien conventionnel de Soumet et Balocchi, ont presque permis de reconstituer l'Ă©tat original de l'ouvrage (seuls deux numĂ©ros manquent encore dans le roboratif ballet), au soir de la première, le 9 octobre 1826 et suscitĂ© la reprĂ©sentation de l'oeuvre lors du Festival 2000. Ă€ cheval entre la pyrotechnie vocale propre au bel canto et plus particulièrement au style rossinien, et la dĂ©clamation de l'opĂ©ra historique français avec dĂ©filĂ©s, scènes chorales et Ă©pisode chorĂ©graphique obligĂ©, l'ouvrage n'Ă©vite ni les longueurs ni les faiblesses, malgrĂ© quelques passages saisissants tels l'air d'entrĂ©e de Mahomet et la bĂ©nĂ©diction des drapeaux. Ă€ la tĂŞte d'un orchestre de l'OpĂ©ra de Lyon en belle forme, le maestro Maurizio Benini, sans doute pour allĂ©ger l'ensemble, a trop tirĂ© sa direction vers le style italien et les tempi frĂ©nĂ©tiques, comme dans l'ouverture. VĂ©tĂ©ran du théâtre dramatique italien s'attaquant pour la première fois au lyrique, Massimo Castri a dĂ©cidĂ© de replacer cette histoire d'amour et de mort sur fond de lutte entre les Grecs et les Turcs, dans le contexte international contemporain de la crĂ©ation: celui de la guerre d'indĂ©pendance du peuple grec contre l'occupant Ottoman. Une telle vision demandait un grand souffle lyrique que n'a vraiment pas le travail terriblement conventionnel pour ne pas dire convenu, Ă©laborĂ© par le metteur en scène, sur l'inconfortable prĂ© en pente conçu par son dĂ©corateur. On entre cĂ´tĂ© cour et l'on sort cĂ´tĂ© jardin puis vice-versa, on agite, qui ses hauts-de-forme, qui ses ombrelles, qui ses chĂ©chias et tout cela s'Ă©ternise pendant trois heures d'horloge. Hormis des choeurs vaillants et la soprano amĂ©ricaine Ruth Ann Swenson, Pamyra un peu rĂ©frigĂ©rĂ©e mais musicale Ă  souhait, la distribution masculine dĂ©cline des voix se partageant Ă  peu près Ă  Ă©galitĂ© entre ceux qui n'ont pas le volume, et ceux qui n'ont pas le style, confondant bel canto et vĂ©risme. Tous n'ont qu'un point commun : une mĂ©diocre prononciation française. Les mĂ©lomanes français pourront d'ailleurs juger in vivo: coproduction entre Pesaro et Lyon, le spectacle ouvrira la saison 2001-2002 de l'OpĂ©ra National de Lyon.




    Palafestival, Pesaro
    Le 11/08/2000
    GĂ©rard CORNELOUP

    Le Siège de Corinthe au Festival Rossini de Pesaro, Italie.
    Le Siège de Corinthe de Rossini
    Orchestre de l'Opéra National de Lyon
    Coro Da Camera di Praga

    Direction musicale : Maurizio Benini
    Mise en scène : Massimo Castri
    DĂ©cors et costumes : Maurizio Balo
    Chorégraphie : Mauro Bigonzetti
    Avec Michele Pertusi (Mahomet), Stephen Mark Brown (Cléomène), Ruth Ann Swenson (Pamyra), Giuseppe Filianoti (Néoclès), Carlo Lepore (Hiérso).

     


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