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CRITIQUES DE CONCERTS 22 août 2018

Récital du pianiste Adam Laloum à l’Auditorium du Louvre, Paris.

Extrémités du romantisme
© Carole Bellaiche

Programme tout romantique et germanique pour ce Concert de midi donné par Adam Laloum à l’Auditorium du Louvre. Le jeune pianiste a su s’affirmer avec trois œuvres très différentes, montrant une belle autorité de jeu et des capacités expressives efficaces dans la sobriété. Une vraie nature déjà largement confirmée par un brillant début de carrière.
 

Auditorium du Louvre, Paris
Le 18/04/2013
Gérard MANNONI
 



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  • Adam Laloum est l’un des noms les plus connus et les plus appréciés dans la génération des jeunes pianistes. À vingt-cinq ans, il s’est déjà fait une solide réputation de virtuose sensible et réfléchi. Ce bref récital d’une petite heure, formule excellente qui permet à tant de solistes de se produire à Paris et à tant d’auditeurs de ponctuer leur journée d’un moment de belle musique, est une plongée en plein romantisme.

    Sonate D 664 de Schubert, tout d’abord, composée en 1819. Le compositeur y est d’humeur nettement joyeuse et amoureuse, avec une fraîcheur d’inspiration très printanière. Les couleurs sont claires, la thématique lumineuse, avec juste quelques parenthèses un peu plus sombres, mais loin des angoisses qui émailleront les sonates plus tardives. Laloum sait trouver la nature de toucher pouvant le mieux servir ce climat schubertien particulier, avec une belle limpidité et des tempi entraînants dans le premier et le troisième mouvement, jamais languissants dans le deuxième.

    L’Humoresque op. 20 de Schumann est de vingt ans plus avancée dans l’histoire du romantisme. Dans cette forme particulière composée d’une série de pièces souvent courtes qu’il aimait pratiquer, Schumann fait alterner de multiples humeurs, joyeuses ou tristes, apaisées ou violentes, sans chercher spécialement les contrastes, mais plutôt une sorte d’improvisation librement issue de sa sensibilité, de ses réflexions.

    Très belle approche de Laloum, en couleurs plus sombres que celles adoptées pour Schubert, avec aussi un toucher plus en profondeur et une analyse très exacte du contenu de chaque pièce. Et pour finir, un grand pas vers la fin du siècle, avec les quatre Klavierstücke op. 119 composées par Brahms en 1892.

    Nous sommes ici aux périodes extrêmes du romantisme, et l’on apprécie beaucoup l’ampleur de la vision du pianiste, généreusement emportée, avec aussi un beau sens de l’unité de ces pièces malgré leur diversité de climat. Il n’est pas aisé de parvenir à définir aussi bien ce qui caractérise ces trois compositeurs dans l’époque précise de composition de chaque œuvre.

    C’est un vrai parcours émotionnel, très éclairant et très captivant quand il est aussi bien déroulé.




    Auditorium du Louvre, Paris
    Le 18/04/2013
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Adam Laloum à l’Auditorium du Louvre, Paris.
    Franz Schubert (1797-1828)
    Sonate pour piano en la majeur D. 664
    Robert Schumann (1810-1856)
    Humoresque en sib majeur op. 20
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Klavierstücke op. 119
    Adam Laloum, piano

     


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