altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 26 mai 2018

Concert de l’Ensemble Initium sous la direction d’Amaury Coeytaux, avec la participation du pianiste Nicholas Angelich en ouverture du festival de Pâques de Deauville 2013.

Deauville 2013 (1) :
Un lancement réussi

© Claude Doaré

Le Festival de Pâques de Deauville vient d’ouvrir sa dix-septième édition avec un très bon concert qui permettait de découvrir une toute nouvelle formation orchestrale, l’Ensemble Initium que dirigeait du violon Amaury Coeytaux avec comme soliste l’un des piliers de la première heure, le pianiste Nicholas Angelich. Grand succès public !
 

Salle Élie de Brignac, Deauville
Le 27/04/2013
Olivier BRUNEL
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Les âmes ruinées

  • Un Parsifal mal inspiré

  • Nouveau prodige au pupitre

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Dix-sept ans déjà que, sous l’égide d’Yves Petit de Voize, organisateur de concerts passionné au flair infaillible pour débusquer les jeunes talents, se réunissaient aux alentours de Pâques à Deauville ceux qui étaient alors l’espoir de la musique de chambre et qui en sont aujourd’hui l’establishment. Renaud Capuçon, Jérôme Ducros, Nicholas Angelich et Jérôme Pernoo font aujourd’hui figure d’aînés mais sont fidèles à ces concerts uniques par leur programmation et leur préparation.

    Cette année, c’est une nouvelle formation qui inaugurait le festival, l’ensemble Initium. Formé du noyau dur des musiciens fidèles au festival et de musiciens cooptés dans différents ensembles et même des musiciens asiatiques venus en France pour perfectionner leur formation, environ une quarantaine en tout, assez pour pouvoir interpréter une symphonie classique et un concerto de Mozart.

    Le concert commence dans la bonne humeur avec la très divertissante transcription de Don Giovanni de Mozart, ouverture et airs principaux, par Joseph Triebensee pour ensemble à vents et contrebasse. Réalisée pour une plus ample diffusion de l’opéra à son époque, elle permet aux différents instruments à vents de chanter les airs des personnages de l’opéra tout en restant strictement dans l’esprit de Mozart.

    De quatre années antérieur à cette transcription, le Concerto pour piano n° 17 de Mozart est déjà, autant par l’écriture pianistique que par la grande sophistication de son orchestration, une œuvre parfaite. Dirigeant du violon cet ensemble renforcé par l’Atelier de musique, Amaury Coeytaux en réussit parfaitement le difficile équilibre, avec comme soliste un des piliers de la première heure du festival, Nicholas Angelich. Malgré une tendance à bousculer les tempi, l’interprétation du pianiste est exemplaire, faisant avec une sonorité constamment magnifique chanter les plaintes mélancoliques de ce chef-d’œuvre.

    Si dans un concerto de Mozart, le premier violon et le soliste peuvent se substituer au chef, qu’en est-il d’une symphonie même aussi classique et encore mozartienne de facture qu’est la Deuxième Symphonie de Beethoven ? On peut dire, s’agissant d’un orchestre constitué de forces très jeunes et enthousiastes, que ce que l’exécution perd en discipline et peut être en vision d’ensemble, elle le gagne en fraîcheur d’interprétation, en énergie purement instinctive et en vitalité.

    Parfaite, même miraculeuse pour la musique de chambre, la salle Élie de Brignac qui est une salle d’exposition et de ventes des poulains de l’année, accuse ses limites avec un ensemble de cette taille. Cependant, l’orchestre trouve vite l’équilibre sonore après un début un peu sec et claquant. Et la fraîcheur de cette Deuxième Symphonie qui contient déjà la manière du grand Beethoven est un grand réconfort.

    Les deux week-ends suivants seront consacrés à la musique de chambre, avec au programme, à côté des classiques, de nombreuses œuvres du XXe siècle (Henze, Harvey, Carter, Vaughan Williams, Meïmoun) ainsi qu’à une passionnante journée que retransmettra France Musique réalisée autour de la personnalité de l’écrivain et compositeur américain Paul Bowles, le désormais célèbre auteur d’Un thé au Sahara.




    Salle Élie de Brignac, Deauville
    Le 27/04/2013
    Olivier BRUNEL

    Concert de l’Ensemble Initium sous la direction d’Amaury Coeytaux, avec la participation du pianiste Nicholas Angelich en ouverture du festival de Pâques de Deauville 2013.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Don Giovanni
    Transcription de Joseph Triebensee pour ensemble à vents et contrebasse (1788)
    Yann Dubost, contrebasse
    Concerto pour piano n° 17 en sol majeur KV 453
    Nicholas Angelich, piano
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Symphonie n° 2 en ré majeur op. 36
    Ensemble Initium
    L’Atelier de Musique
    violon et direction : Amaury Coyetaux

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com