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CRITIQUES DE CONCERTS 26 mai 2018

Récital Verdi du ténor Rolando Villazón dans le cadre des Grandes Voix à la salle Pleyel, Paris.

Viva Villazón !
© Ana Bloom

Villazón retrouvé ! Pour sa rentrée parisienne après deux ans d’absence, Rolando Villazón enflamme la salle Pleyel dans un superbe programme Verdi judicieusement adapté à ses moyens, choisi pour mettre en valeur toutes ses qualités naturelles. Une soirée vérité pour le ténor dont la voix n’avait jamais paru aussi rayonnante depuis sa crise.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 22/04/2013
Monique BARICHELLA
 



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  • Fidèle aux Grandes Voix sans qui il serait totalement absent des scènes parisiennes depuis bien longtemps, Rolando Villazón a, cette fois, totalement rassuré son public français quant à l’exact état actuel de sa voix. Certes, on l’avait entendu plutôt en bonne forme à l’Opéra de Munich l’été dernier dans Hoffmann et très à l’aise à Baden-Baden dans l’Élixir d’amour qu’il avait mis en scène avec brio.

    Mais Nemorino est un rôle plutôt léger qui ne lui pose aucun problème, d’autant qu’il a considérablement allégé sont répertoire depuis la reprise de ses activités, tout particulièrement en se consacrant à Mozart (Don Giovanni, Così, Il Re Pastore, et Lucio Silla qu’il chantera cet été à Salzbourg).

    Les airs verdiens qu’il a choisi d’interpréter lors de son unique soirée parisienne sont tous idéalement adaptés à sa voix, sans nécessiter un effort ni forcer ses moyens naturels dans l’aigu, tout en lui permettant de délivrer la passion, l’enthousiasme comme la générosité vocale et dramatique qui le rendent irrésistible.

    Dès l’air d’Oronte La mia letizia infondere, extrait des Lombards, on est rassuré : depuis longtemps le timbre n’avait pas semblé aussi éclatant, aussi riche. L’expressif Eccomi prigioniero ! de Corrado dans le Corsaire confirme nos premières impressions.

    Justement acclamé, le célèbre air de Rodolfo dans Luisa Miller, Quando le sere al placido, permet d’affirmer que, cette fois, on a retrouvé Villazón égal à lui-même, tel qu’on l’a découvert et aimé, avec son rayonnement et son tempérament, mais aussi la maîtrise de son instrument particulièrement notable dans l’air de Macduff, et les accents dramatiques du Riccardo d’Oberto, qui sollicitent la fougue de l’interprète dont le capital sympathie demeure immuable.

    Mais on goûte tout particulièrement les trop rares et magnifiques mélodies de Verdi orchestrées par Berio, bien injustement négligées, que le ténor franco-mexicain, ici dans l’art des nuances, a l’heureuse idée de proposer dans cet hommage à Verdi achevé par trois bis (trois de ces Romanze figurent dans son récent récital Verdi dirigé par Gianandrea Noseda chez Deutsche Grammophon).

    Il ne serait guère équitable de ne pas associer au succès de cette heureuse soirée de retrouvailles l’excellent chef russe Guerassim Voronkov qui, à la tête d’un orchestre d’une qualité fort appréciable dans ce type de concert, le Czech National Symphony Orchestra, seconde non seulement notre ténor avec compétence mais assure avec brio et un idiomatisme appréciable ouvertures (Nabucco, Luisa Miller, les Vêpres siciliennes), préludes (Les Brigands, Otello, une curiosité que ce dernier, jamais joué lors des représentations de l’ouvrage) et ballets (Macbeth).

    On retrouvera Rolando Villazón le 6 avril 2014 au Théâtre des Champs-Élysées, cette fois dans un programme Mozart pour les Grandes Voix, en espérant que l’Opéra de Paris se décide à penser à nouveau à lui !




    Salle Pleyel, Paris
    Le 22/04/2013
    Monique BARICHELLA

    Récital Verdi du ténor Rolando Villazón dans le cadre des Grandes Voix à la salle Pleyel, Paris.
    Giuseppe Verdi (1813-1901)
    Nabucco (Ouverture)
    Les Lombards (La mia letizia infondere)
    Les Brigands (Prélude)
    Le Corsaire (Eccomi prigioniero)
    Il mistero
    Luisa Miller (Ouverture, Quando le sere al placido)
    Otello (Prélude)
    Oberto (Ciel, che feci !)
    Macbeth (Ballet, Ah, la paterna mano)
    Les Vêpres siciliennes (Ouverture)
    Deh, pietoso o addolorata
    L'esule
    Rolando Villazón, ténor
    Czech National Symphony Orchestra
    direction : Guerassim Voronkov

     


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