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CRITIQUES DE CONCERTS 18 février 2018

Récital du ténor Torsten Kerl accompagné au piano par Boris Bloch à l’Opéra de Paris.

Relative déception
© Bettina Stöß

À l’Opéra de Paris pour quelques semaines pour chanter Siegfried dans le Ring de Wagner par Philippe Jordan et Günter Krämer, le ténor allemand Torsten Kerl proposait un récital de Lieder au Palais Garnier. Exercice pas entièrement convaincant devant une forme vocale légèrement altérée et un accompagnement pianistique assez pauvre.
 

Palais Garnier, Paris
Le 05/06/2013
Olivier BRUNEL
 



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  • Était-ce une bonne idée de programmer Torsten Kerl, le Heldentenor du moment, entre une série de Siegfried à la fois dans Siegfried et Crépuscule des dieux, et à la veille d’un Ring complet ? La fatigue vocale se traduit par un voile sur la voix permanent et de plus en plus accentué au fil du récital. On doute aussi sur les capacités de captiver de cet excellent chanteur dans un exercice de mezza voce aux antipodes de ce en quoi il excelle.

    Apparaissant très aminci et élégant dans un manteau long de soie noire, Torsten Kerl débute ce récital postromantique par les Wesendonck-Lieder de Wagner. Récemment remis à l’honneur des voix de ténor par Jonas Kaufmann, ils ont en leurs temps tenté Lauritz Melchior et aussi René Kollo. Difficile attaque avec çà et là des bizarreries dans le timbre, une émission très nasalisée et une certaine absence de lyrisme dans les longues phrases de Im Treibhaus et de Schmerzen.

    Les Einfache Lieder, opus de jeunesse de Korngold qui suivent, lui laissent plus de possibilités expressives avec leur contenu plus classique. Il est intéressant de constater qu’autant Korngold que Zemlinsky qui lui succède font appel dans leurs opus précoces aux mêmes poètes que leurs illustres prédécesseurs dans l’histoire du Lied, à savoir Eichendorff, Heyse, et Goethe principalement.

    Quelle surprise à l’occasion d’un déplacement pendant l’entracte à un rang très proche de la scène de constater que l’y on entend la voix beaucoup plus colorée, plus chantante et moins nasale qu’au milieu de l’orchestre ! Les deux opus d’Alexander von Zemlinsky, eux aussi précoces, sonnent beaucoup mieux. À l’actif de Torsten Kerl, une diction impeccable et donc une intelligibilité du texte parfaite. Mais il manque dans cet exercice du Lied beaucoup trop de qualités pour être fasciné, surtout avec un répertoire aussi aride.

    Si les notes de programme annoncent à juste titre en Kerl « l’un des plus remarquables Heldentenor de sa génération », qu’on nous permette de ne pas être d’accord avec celle qui essaie de nous vendre son accompagnateur de la soirée, le pianiste Boris Bloch comme « l’un des plus grands interprètes actuels du répertoire classique et romantique ». Son accompagnement est souvent mécanique, très maniéré et assez peu à même d’apporter au chanteur un soutien harmonique efficace.

    La troisième mi-temps nous rend Kerl plus en voix dans un programme davantage lyrique avec une mélodie de Tchaïkovski suivie d’une de Rachmaninov et finalement dans Zueignung (Dédicace) de Richard Strauss, on retrouve comme intact le timbre aujourd’hui unique de cet excellent ténor.




    Palais Garnier, Paris
    Le 05/06/2013
    Olivier BRUNEL

    Récital du ténor Torsten Kerl accompagné au piano par Boris Bloch à l’Opéra de Paris.
    Richard Wagner (1813-1883)
    Wesendonck-Lieder
    Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
    Einfache Lieder op. 9
    Alexander von Zemlinsky (1871-1942)
    Lieder op. 2
    Lieder op. 5
    Torsten Kerl, tenor
    Boris Bloch, piano

     


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