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CRITIQUES DE CONCERTS 25 février 2018

Concert du Mozart Orchestra de Bologne sous la direction de Claudio Abbado, avec la participation du pianiste Radu Lupu et du trompettiste Reinhold Friedrich à la salle Pleyel, Paris.

Élégance et modernité
© Kasskara / DG

La saison qui s’achève aura permis de voir à plusieurs reprises autant Claudio Abbado que Radu Lupu à la salle Pleyel. Qui s’en plaindrait ? Cette fois, c’était avec un jeune orchestre, plus qu’un orchestre de jeunes, le Mozart Orchestra de Bologne, exercice que Claudio Abbado affectionne plus que tout à ce stade de sa carrière.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 11/06/2013
Olivier BRUNEL
 



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  • Avant le concert, qui a lieu la veille de la Journée mondiale de l’abolition du travail des enfants, cause dans laquelle le maestro Abbado, tout comme Daniel Barenboïm, est particulièrement impliqué, Laurent Bayle monte sur scène pour introduire un discours de Simon Steyne, responsable principal du dialogue social et des partenariats au Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC).

    La formation de l’Orchestre Mozart de Bologne (Italie) remonte à 2004. C’est Claudio Abbado qui est à l’origine de sa formation et on y trouve des solistes des principaux orchestres européens au plus au niveau. La preuve en éclate dans la très classique ouverture des Créatures de Prométhée de Beethoven, de facture très proche de Haydn et contemporaine de ses premières symphonies, dirigée avec une élégance suprême.

    Formidable introduction au Concerto pour piano n° 27 (le dernier) de Mozart, l’un des plus chantants et les plus aboutis auquel Radu Lupu, avec sa sonorité si belle et colorée, donne toutes ses teintes nostalgiques. Le Larghetto est à la hauteur des plus grandes performances du pianiste roumain, jusqu’à rien moins que des réminiscences de l’art de Clara Haskil et Dinu Lipatti. Très généreux bis avec un long Andante de sonate de Mozart dans lequel, offerte à nue, la sonorité de Lupu est probablement la plus belle que l’on puisse entendre aujourd’hui.

    Le trompettiste allemand Reinhold Friedrich, une gloire internationale, soliste du Concerto pour trompette de Haydn, est depuis dix ans trompette solo du Lucerne Festival Orchestra. Après un faux départ, il donne de cette œuvre, dont le troisième mouvement est célébrissime, une interprétation d’une virtuosité et d’une spiritualité exemplaire, et aussi beaucoup de prouesses sonores dans l’Andante.

    Puis, restant quoiqu’un siècle plus tard dans la forme classique, Abbado termine son programme avec la Symphonie classique de Prokofiev, démontrant sans cesse ce que ce qualificatif recèle de modernité et mettant en valeur une section de vents (il est vrai formée du gratin des orchestres européens) absolument à couper le souffle, si l’on peut dire. Retour au vrai classicisme du début du concert avec comme bis le quatrième mouvement de la Symphonie n° 104 de Haydn.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 11/06/2013
    Olivier BRUNEL

    Concert du Mozart Orchestra de Bologne sous la direction de Claudio Abbado, avec la participation du pianiste Radu Lupu et du trompettiste Reinhold Friedrich à la salle Pleyel, Paris.
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Les Créatures de Prométhée, ouverture op. 43
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano n° 27 en sib majeur KV 595
    Radu Lupu, piano
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Concerto pour trompette en mib majeur Hob VII
    Reinhold Friedrich, trompette
    Sergueï Prokofiev (1891-1953)
    Symphonie n° 1 en ré majeur op. 25, « Classique »
    Orchestra Mozart Bologna
    direction : Claudio Abbado

     


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