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CRITIQUES DE CONCERTS 17 août 2018

Récital du pianiste Benjamin Grosvenor à la salle Gaveau, Paris.

Une belle carte de visite
© Sussie Ahlburg / Decca

Programme façon carte de visite pour le premier grand récital à Paris de la nouvelle coqueluche du piano, Benjamin Grosvenor, vingt ans. Si la capitale avait entendu ce jeune pianiste britannique dans des cadres plus confidentiels, c’est réellement l’épreuve de la salle Gaveau qu’il a emportée haut la main qui marquera ses débuts parisiens.
 

Salle Gaveau, Paris
Le 11/10/2013
Olivier BRUNEL
 



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  • À peine l’a-t-on entendu, brillantissime, virtuosissime, jouer le rare Concerto pour piano de Britten aux Musikfeste de Berlin le mois dernier que l’on peut compléter l’impression très favorable sur ce tout jeune homme grâce à un récital au programme très varié, couvrant bien l’étendue de son répertoire et de son talent.

    Avec une allure d’angelot préraphaélite, Benjamin Grosvenor cumule à vingt ans les précocités les plus diverses. Premiers prix dans divers concours de jeunes musiciens dans son pays (BBC notamment), premier artiste aussi jeune à jouer lors de l’ouverture des Proms, premier artiste à obtenir si jeune un contrat avec la firme Decca…

    Précédé d’une réputation largement méritée grâce au programme de son premier enregistrement (notamment un Gaspard de la nuit de Ravel qui lui valut le convoité Prix de la critique britannique), il a attiré la curiosité d’un public venu nombreux l’écouter dans l’écrin idéal de la salle Gaveau.

    Curieusement, de tout le programme, c’est précisément Ravel qui nous aura le moins convaincu. Ses Valses nobles et sentimentales manquent un peu de naturel et il semble trop réfléchir pour leur donner une structure satisfaisante plutôt que de laisser opérer la magie ravélienne, il est vrai difficile à rendre dans cette pièce qui ne raconte rien, à mi-chemin entre le naturel et l’artifice.

    Mais quelle autorité dès le début du récital avec un Andante et Rondo capriccioso de Mendelssohn attaqué avec la tête froide et mené à son but avec une maîtrise admirable ! De même le choix des tempi, la simplicité de la construction et la sonorité royale développée d’entrée dans la redoutable Humoreske de Schumann, de loin la pièce la plus risquée de ce programme, véritable kaléidoscope de climats et d’humeurs, forcent l’admiration.

    Il ne lui reste plus qu’à montrer dans la deuxième partie l’étendue de son répertoire et de déployer des trésors de sonorité et de raffinement dans des pièces rares comme les Paisajes du Catalan Mompou, deux des Fairy Tales du Russe Medtner et une valse composée par Liszt sur le thème de celle du deuxième acte du Faust de Gounod, où il peut montrer un aperçu de sa grande virtuosité et l’évidence d’une musicalité qui va plus loin que le seul pianisme. À suivre, et de très près !




    Salle Gaveau, Paris
    Le 11/10/2013
    Olivier BRUNEL

    Récital du pianiste Benjamin Grosvenor à la salle Gaveau, Paris.
    Felix Mendelssohn (1809-1847)
    Andante et Rondo capriccioso op. 14
    Franz Schubert (1797-1828)
    Impromptu en solb majeur op. 90 n° 3
    Robert Schumann (1810-1856)
    Humoreske op. 20
    Federico Monpou (1893-1987)
    Paisajes
    Nikolaï Medtner (1880-1951)
    Fairy Tales op. 51 n° 3 et op. 14 n° 2
    Maurice Ravel (1875-1937)
    Valses nobles et sentimentales
    Franz Liszt (1811-1886)
    Valse de Faust de Gounod
    Benjamin Grosvenor, piano

     


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