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CRITIQUES DE CONCERTS 23 juin 2018

Nouvelle production de la Chauve-souris de Strauss dans une version française de Pascal Paul-Harang mise en scène par Ivan Alexandre et sous la direction de Marc Minkowski à l’Opéra Comique, Paris.

Pétillant et banal
© Pierre Grosbois

Dans une mise en scène inventive d’Ivan Alexandre, la Chauve-souris nous divertit d’autant mieux que la version française de Pascal Paul-Harang multiplie les trouvailles. Sourire aux lèvres, nous suivons les péripéties mensongères de personnages tous débordants de vitalité, chanteurs dont le talent couvre la banalité de la direction de Marc Minkowski.
 

Opéra Comique - Salle Favart, Paris
Le 21/12/2014
Claude HELLEU
 



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  • Ivan Alexandre affirme que les hommes et les femmes dont nous suivons les aventures sur le plateau sont les mêmes que nous à toute époque et en tous lieux. Cette discutable conviction lui inspire une mise en scène actualisée, imaginative et burlesque en plein accord avec la version française que propose Pascal Paul-Harang de la Chauve-souris de Johann Strauss fils.

    Où l’on se ment, se désire, se trompe, s’aime, se retrouve sans cesser de nous divertir. C’est à qui chantera et jouera le mieux son rôle. En Gabriel von Eisenstein, Stéphane Degout garde fière allure, le timbre clairement déployé à tout moment.

    Condamné à une semaine de prison mais décidé à suivre pour une nuit coquine chez le Prince Orlofsky son ami tentateur Maître Falke (Florian Sempey), sonorité chaude et maintien toujours juste, il impose son fil conducteur aux péripéties que vivent parallèlement sa femme de chambre Adèle (Sabine Devieilhe), dont les aigus mordorés et l’art du chant mêlent idéalement grâce et provocation, son épouse Rosalinde (Chiara Skerath), moins brillante sans pour autant faillir, l’amoureux de celle-ci, le ténor Alfred (Philippe Talbot) et l’avocat bafoué (Christophe Mortagne), gravement comique.

    Péripéties des désirs compliquées par l’erreur du directeur de la prison Frank (Franck Leguérinel), excellent à tous égards, qui arrête le ténor amant en place du mari parti. Après le studio petit bourgeois du I où se nouent les tromperies, télé allumée (reportage sur l’Opéra Garnier et les petits rats du Corps de ballet), kitchenette et planche à repasser banalement utilisées, nous voici dans le salon du richissime Prince Orlofsky.

    Le contre-ténor Kangmin Justin Kim y fait montre de tous ses registres, changeant de costume et d’apparence au gré de ses caprices. Ainsi se déshabille-t-il sous nos yeux pour se travestir. Robe enfilée, installé devant sa coiffeuse, maquillage et pose de perruque préparent son numéro de diva sur le devant de la scène – un pastiche de Cecila Bartoli ? – qui provoque un triomphe ravi. Sous de fausses identités, la rencontre fortuite d’Eisenstein et du directeur de la prison présent sous un autre nom pimente les quiproquos, séductions, surprises et complications.

    Mais la fête n’a qu’un temps. À l’aube, la prison. Cependant que le ténor à tort emprisonné propulse à tue-tête et pour notre joie sa sérénade amoureuse huée par les autres prisonniers, le trop long monologue du gardien de la prison (Armen Kélif) rompt un dynamisme jusque-là sans faille. Ses commentaires bien français peinent à faire sourire, sauf quand il constate que le chef en face de lui – Marc Minkowski – n’a « pas l’air commode, avec son bâton, mais on le comprend, il paraît qu’on lui a bouffé la subvention », le Premier ministre présent à cette première représentation.

    La verve faiblit. Découvertes, scènes de jalousie et retrouvailles se traînent. Enfin, tout est relatif. Disons plutôt que ce troisième acte conclut un ton au-dessous une intrigue qui ne perd rien de sa séduction hors sa ville et son environnement natals mais l’agrémente autrement, le rôle de la chauve-souris n’y étant guère évoqué.

    Sous la direction énergique de Minkowski, orchestre et chœur des Musiciens du Louvre-Grenoble appuient systématiquement rythmes et accents de la musique de Johann Strauss, mais le chef français s’en était déjà rendu coupable en d’autres lieux (Salzbourg) et d’autres temps (2001). Du moins entraînent-ils et accompagnent-ils au mieux les héros d’aventures menées tambour battant.




    Opéra Comique - Salle Favart, Paris
    Le 21/12/2014
    Claude HELLEU

    Nouvelle production de la Chauve-souris de Strauss dans une version française de Pascal Paul-Harang mise en scène par Ivan Alexandre et sous la direction de Marc Minkowski à l’Opéra Comique, Paris.
    Johann Strauss II (1825-1899)
    Die Fledermaus, opérette en trois actes (1874)
    Livret de Karl Haffner et Richard Genée
    Nouvelle version française de Pascal Paul-Harang

    Orchestre et chœur Musiciens du Louvre Grenoble
    direction : Marc Minkowski
    mise en scène : Ivan Alexandre
    décors : Antoine Fontaine
    costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
    éclairages : Hervé Gary

    Avec :
    Stéphane Degout (Gabriel von Eisenstein), Chiara Skerat ( Rosalinde), Sabine Devieilhe (Adèl), Philippe Talbot (Alfred), Florian Sempey (Me. Falke), Franck Leguérinel (Frank), Kangmin Justin Kim (Prince Orlofsky), Christophe Mortagne (Me. Miro), Jadis Devos (Ida), Atmen Kelif (Frosch), Jacques Gomez (Ivan), Delphine Beaulieu (danseuse).

     



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