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CRITIQUES DE CONCERTS 21 février 2018

Version de concert de Guillaume Tell de Rossini sous la direction de Gianluigi Gelmetti dans la série des Grandes Voix au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Romantisme populaire

Salle archi comble au Théâtre des Champs-Élysées pour écouter en version de concert Guillaume Tell, l’ultime et long opéra de Rossini en concert dans la distribution de l’Opéra de Monte-Carlo. Énorme succès qui prouve le goût du public actuel pour le romantisme, ses grands sentiments et ses intrigues superposées.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 31/01/2015
Gérard MANNONI
 



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  • Créé en 1829 à Paris, en français, à l’Académie Royale de Musique, Guillaume Tell est donc l’ultime opéra de Rossini qui prend ensuite à 37 ans une retraite prématurée et en pleine gloire. Nous sommes au cœur de l’époque romantique et le compositeur peut accumuler avec ce livret inspiré d’un fait historique du Moyen Âge plusieurs thématiques qui se superposent et résument en quelque sorte les grands courants de pensée d’un XIXe siècle naissant et en pleine ébullition.

    Il y a l’amour d’une nature sauvage aussi hostile qu’accueillante, avec sombres forêts, lacs tempétueux, rochers escarpés, l’amour tout court, qui brûle avec ferveur dans les cœurs, filial, conjugal, patriotique, contrarié pour le couple d’amoureux traditionnel, et, dominant, animant le tout, véritable moteur de l’action, l’élan révolutionnaire contre la tyrannie.

    Et avec ce que tout cela implique de dangers, de cas de conscience, d’héroïsme, de hasards heureux et malheureux, pour se conclure par le châtiment des méchants et le triomphe des grands sentiments. Un rien compliquée, cette intrigue, mais, comme souvent, la musique clarifie tout car elle peut transmettre plusieurs messages à la fois, comme Mozart ou Wagner l’ont si bien montré aussi.

    Tout ce qui concerne l’évocation de la nature est plus facile à mettre en valeur avec un spectacle, mais le texte est explicite, la musique aussi, pour ceux qui savent l’entendre. Les chœurs, omniprésents, sont là pour soutenir, exprimer l’action héroïque et révolutionnaire, comme chez Bellini ou Verdi. Les voix ont en charge tout le reste, avec l’orchestre, bien sûr. Grâce soit rendue à Gianluigi Gelmetti d’avoir mené l’orchestre, les chœurs et les solistes sur ces chemins tortueux et risqués avec une lucidité et une autorité implacables.

    Aucune faiblesse non plus dans une distribution équilibrée, bien pensée, où s’imposent tout naturellement les premiers rôles. Nicola Alaimo, stature impressionnante, est un Guillaume vaillant, sonore, musical. On attendait beaucoup ce retour à Paris d’Annick Massis dans un personnage de premier plan. Mathilde est un peu comme Donna Anna et exige des qualités contradictoires avec un premier air lyrique et un deuxième quasiment colorature. Triomphe absolu et mérité de la belle cantatrice longuement ovationnée.

    Le ténor espagnol Celso Albelo domine aisément la tessiture tendue d’Arnold, et tous les autres, méchants et gentils, se tirent avec les honneurs d’une écriture vocale assez particulière car souvent ambiguë, alternant vaillance quasi verdienne et développements mélodiques belliniens.

    Une soirée de beau chant, pour défendre un ouvrage lourd, plutôt rare sur les scènes lyriques, mais vrai symbole d’un romantisme bouillonnant de sentiments généreux.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 31/01/2015
    Gérard MANNONI

    Version de concert de Guillaume Tell de Rossini sous la direction de Gianluigi Gelmetti dans la série des Grandes Voix au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Gioacchino Rossini (1792-1868)
    Guillaume Tell, opéra en quatre actes (1829)
    Livret de Victor Joseph Etienne de Jouy et Hippolyte Louis Florent Bis d’après la pièce de Schiller.

    Nicola Alaimo (Guillaume Tell)
    Elodie Méchain (Edwige)
    Julia Novikova (Jemmy)
    Celso Albelo (Arnold)
    Patrick Bolleire (Melchal)
    Nicolas Cavallier (Walter Furst)
    Nicolas Courjal (Gesler)
    Annick Massis (Mathilde)
    Alain Gabriel (Rodolphe)
    Philippe Ermelier (Leuthold)
    Mikeldi Atxalandabsao (Ruodi)

    Chœur de l’Opéra de Nice Côte d’Azur
    Chœur et Orchestre de l’Opéra de Monte Carlo
    direction : Gianluigi Gelmetti

     


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