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CRITIQUES DE CONCERTS 22 février 2018

Stabat Mater de Dvořák par le Collegium Vocale Gent et l’Orchestre des Champs-Élysées sous la direction de Philippe Herreweghe au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.

Chemin de croix
© Michiel Hendryckx

Triste soirée non parce que le magnifique Stabat Mater de Dvořák est une œuvre de douleur face à la mort, inspirée d’un poème du XIIIe siècle, mais parce que son interprétation par l’Orchestre des Champs-Élysées et le Collegium Vocal de Gent sous la direction d’un Philippe Herreweghe à la battue plate et terne en est affligeante.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 12/02/2015
Claude HELLEU
 



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  • La lecture du texte de Jean-Luc Macia, dans l’excellent programme du Théâtre des Champs-Élysées, nous prépare à l’émotion du Stabat Mater que Dvořák, catholique convaincu, met en musique en moins de deux mois après la mort de ses enfants en bas âge. Douleur des jeunes parents, douleur de Marie au pied de la croix où son fils agonise dans le poème écrit au XIIIe siècle par le Franciscain Jacopone da Todi, mais espérance et foi se retrouvent dans la lumière inspirée de la première œuvre sacrée d’importance du compositeur tchèque.

    D’une simplicité expressive touchante fondée sur l’imagerie naïve des Chrétiens de son pays, le Stabat Mater de Dvořák n’en a pas moins les dimensions d’un grand oratorio. Orchestre, chœur, quatre solistes… Sous la direction plate et uniforme de Philippe Herreweghe, le nez dans sa partition, qu’en est-il ? Les dix mouvements et leurs versets se suivent, identiquement ternes.

    Tristesse, désarroi, souffrance, évocations poignantes ? Solitude, consolation, sérénité, contemplation, amour, victoire et gloire ? Nous lisons les messages bouleversés mais loin de toute complaisance morbide, et qu’entendons-nous ? Des projections sonores de natures diverses plus ou moins confuses.

    L’Orchestre des Champs-Élysées ne se soucie pas plus d’homogénéité que les musiciens ne veillent à la netteté de leur jeu sur instruments d’époque – quelle époque, au juste ? Les cuivres vibrent, les bois bavent, les cordes crissent, chacun joue ses notes dans une sorte d’apathie résignée, le temps s’éternise, Philippe Herreweghe tourne les pages, parfois lève la tête et tend un bras, et totalement inexpressifs les pupitres suivent. Ont-ils répété ?

    Le Collegium Vocale Gent participe de l’ennui général. Quant aux solistes… Ce que le ténor Magnus Staveland chante lui importe peu, trop souvent faux, la soprano Ilse Eerens atteint ses aigus, tandis que la mezzo Renata Pokupié et surtout le baryton-basse Florian Boesch nous offrent les seuls moments de prière.

    C’est peu pour une musique religieuse dont la portée universelle assura la célébrité du compositeur bien au-delà des frontières de son pays. Alors qu’il y a tant de si beaux concerts en ce lieu…




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 12/02/2015
    Claude HELLEU

    Stabat Mater de Dvořák par le Collegium Vocale Gent et l’Orchestre des Champs-Élysées sous la direction de Philippe Herreweghe au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Stabat Mater
    Ilse Eerens, soprano
    Renata Pokupié, mezzo-soprano
    Magnus Staveland, ténor
    Florian Boesch, baryton-basse
    Collegium Vocale Gent
    Orchestre des Champs-Élysées
    direction : Philippe Herreweghe

     


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