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CRITIQUES DE CONCERTS 21 octobre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Yuri Temirkanov, avec la participation du violoniste Leonidas Kavakos à la Philharmonie de Paris.

Temirkanov en demi-teinte
© Sacha Gusov

Agréable moment à l’écoute d’œuvres célèbres du répertoire russe, permettant pour la deuxième année consécutive d’entendre Yuri Temirkanov diriger l’Orchestre de Paris, dirigé à la manière slave sans baguette mais une attention toute particulière portée sur chaque pupitre. Un concert à la Philharmonie de belle facture mais sans véritable éclat.
 

Philharmonie, Paris
Le 25/02/2015
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Si Yuri Terirkanov vient chaque année en tournée à Paris, il est plus rare de l’entendre avec un autre orchestre que son Philharmonique de Saint-Pétersbourg. Pour la deuxième saison consécutive, c’est pourtant devant l’Orchestre de Paris qu’il se trouve, après l’avoir dirigé pour la première fois en 1974 dans un programme entièrement russe, et une autre ensuite en 1989, puis en 2013 avec Alisa Weilerstein.

    La Symphonie Classique de Prokofiev débute avec des couleurs que sait prendre l’orchestre lorsqu’il est dirigé à la slave. La petite harmonie est particulièrement remarquable par sa qualité tout au long des quatre mouvements, du reste enjoués mais sans grande inspiration. Si le style proche de Haydn est superbement mis en valeur à l’Intermezzo, la Gavotte retombe d’un cran sans apporter de nouvel éclairage à la plus populaire des sept symphonies du compositeur ; le Finale retrouve quant à lui plus de dynamique et met à l’honneur les premiers violons.

    Déjà donné il y a quelques mois avec Vadim Repin au Théatre des Champs-Élysées, le Concerto pour violon n° 2 de Prokofiev convainc plus sous les doigts agiles de Leonidas Kavakos. La difficulté de l’œuvre et son manque de lien entre les trois mouvements en fait l’une des partitions pour violon et orchestre les plus passionnantes et les plus complexes à réussir. Le violoniste, dont on connaît parfois les penchants inexpressifs et un lyrisme non affirmé réussit ici à donner une vision autre que simplement technique, sans excès d’émotion.

    L’Orchestre de Paris accompagne en connaisseur cette œuvre mainte fois jouée, sous l’œil particulièrement avisé du premier violon Roland Daugareil, alors soliste en 2010 dans le même ouvrage. Si la nouvelle Philharmonie magnifie les graves et notamment les violoncelles et bassons, elle pèche en revanche à faire ressortir toutes les couleurs des deux Stradivarius présents sur scène.

    Après l’entracte est proposée la suite du Lac des cygnes de Tchaïkovski, réalisée à titre posthume par son éditeur Jurgenson, à laquelle il est habituel que le chef ajoute des morceaux de son choix, arrivant ce soir à un total de dix. Jouée avec un silence entre chaque pièce, l’œuvre fait ici plus penser à une suite de danses qu’à une suite de ballet proprement dite.

    Temirkanov y choisit un tempo rapide et passe à côté de la Danse des cygnes sans parvenir à porter le souffle ni exalter le lyrisme de la partition. Il se rattrape dans la Czardas (danse Hongroise), puis avec la Danse espagnole où les percussions sont à l’honneur, surtout les célèbres castagnettes, très précises pour l’occasion. L’excès de vitesse reprend ensuite dans la Danse napolitaine, tandis que la Mazurka surprend en étant jouée avant tout sur les contrepoints des seconds violons. Comme la Danse des cygnes, la Danse des petits cygnes manque de magie, et il faut attendre un changement radical de sonorité du Finale pour retrouver un véritable plaisir à ce concert en demi-teinte, plus répertoire russe que réelle découverte pour le public.




    Philharmonie, Paris
    Le 25/02/2015
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Yuri Temirkanov, avec la participation du violoniste Leonidas Kavakos à la Philharmonie de Paris.
    Sergeï Prokofiev (1891-1953)
    Symphonie n° 1 en ré majeur op. 25 « Classique »
    Concerto pour violon et orchestre n° 2 en sol mineur op. 63
    Leonidas Kavakos, violon
    Piotr Ilyitch Tchaïkovsky (1840-1893)
    Le Lac des cygnes, suite op. 20a
    Orchestre de Paris
    direction : Yuri Temirkanov

     


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