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CRITIQUES DE CONCERTS 07 décembre 2022

La Turangalila-Symphonie d'Olivier Messiaen par l'Orchestre de Paris avec son nouveau chef Christoph Eschenbach

Le nouveau Gamelan parisien de Christoph Eschenbach

© Eric Sebbag

L'Orchestre de Paris a ouvert sa saison 2000-2001 en intronisant son nouveau chef, Christoph Eschenbach, avec deux exécutions consécutives de la toujours jeune Turangalila-Symphonie d'Olivier Messiaen. Une collaboration qui s'annonce prometteuse.

 

Salle Pleyel, Paris
Le 23/09/2000
Linda MURRAY
 



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  • D'emblĂ©e, l'exĂ©cution en imposa par sa mise en place rythmique sur laquelle le travail d'Eschenbach s'est audiblement concentrĂ©. A l'exception d'un bref moment de flottement dans la Joie du Sang des Ă©toiles, les passages les plus pĂ©rilleux rythmiquement –l'oeuvre en regorge- furent nĂ©gociĂ©s avec une maĂ®trise apprĂ©ciable. Malheureusement, il semble que cette attention portĂ©e au rythme et Ă  son contrĂ´le se soit opĂ©rĂ© au dĂ©triment des nuances et la couleur, Ă©lĂ©ments si importants dans la musique française. La Salle Pleyel parĂ»t trop petite pour le niveau sonore souvent tonitruant de l'orchestre, comme si Eschenbach avait oubliĂ© d'adapter son interprĂ©tation Ă  l'acoustique, d'oĂą une impression de fortissimo presque permanent et un climat violent Ă  l'opposĂ© de "l'hymne Ă  la joie" voulu par Messiaen. Une formation classique qui sonne comme un Gamelan balinais ? Cela en revanche, Messiaen n'aurait peut-ĂŞtre pas dĂ©testĂ©. Quoiqu'il en soit, le piano s'en trouva par contrecoup quelque peu couvert par la puissance des cordes dans le premier Chant d'amour et mĂŞme les ondes Martenot de Jeanne Loriod, pourtant l'une des spĂ©cificitĂ©s de l'oeuvre, se trouvèrent submergĂ©es. Cela Ă©tant dit, Eschenbach dĂ©montra une sensibilitĂ© exacerbĂ©e dans le solo de clarinette de la Turangalila 1, et sa direction demeura de bout en bout entraĂ®nante.

    Sans surprise, Yvonne Loriod-Messiaen démontra une compréhension intime de l'oeuvre de son mari, malgré une technique maintenant plus précaire, notamment dans une utilisation de la pédale marquée par une certaine lenteur, ainsi que des trilles qui manquèrent de variété. Madame Messiaen demeure toutefois une pianiste de haut rang, particulièrement impressionnante dans les mouvements finaux.

    Globalement, la collaboration entre Eschenbach et l'Orchestre de Paris s'annonce de bonne augure. Et s'il est clair que beaucoup reste à faire, le nouveau chef apportera sans doute ordre et discipline à une formation parisienne qui en a encore grand besoin. Reste à savoir s'il saura aussi lui forger le son original qui lui fait également défaut





    Salle Pleyel, Paris
    Le 23/09/2000
    Linda MURRAY

    La Turangalila-Symphonie d'Olivier Messiaen par l'Orchestre de Paris avec son nouveau chef Christoph Eschenbach
    Turangalila-Symphonie d'Olivier Messiaen
    Orchestre de Paris
    Direction : Christoph Eschenbach

     


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