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CRITIQUES DE CONCERTS 18 août 2018

Motets français à l'Eglise St Roch de Paris par l'ensemble Almasis et Iakovos Pappas.

Les Grâces naturéles ou la Almasis

Claveciniste et instigateur de l'ensemble Almasis, Iakovos Pappas est un défenseur ardent du baroque français. Loin des grandes avenues de ce répertoire, il s'emploie à rendre faste et grandeur aux maîtres oubliés du Grand-Siècle ; et si son effectif est restreint, il le grandit à force de ferveur.

 

Eglise Saint-Roch, Paris
Le 17/09/2000
Roger Tellart
 



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  • Idée heureuse que ces Journées Nationales André Le Nôtre, qui fêtaient le "Jardinier du Roy" en l'église Saint-Roch où il fut inhumé à sa mort, en 1700.
    Artiste curieux et polyvalent, Le Nôtre eut entre autres, un rapport soutenu à la musique. D'où cette série de concerts qui butinaient dans la production spirituelle du Grand-Siècle. En tout cas, dans la ferveur intériorisée des "petits motets" à une, deux et trois voix, l'Ensemble Almasis est à l'aise. Un ensemble miniature en la circonstance ? deux sopranos, une basse, une basse de viole, un clavecin ? où chacun(e) excelle à son poste ; sous la conduite de Iakovos Pappas qui a l'entendement intime d'un répertoire dont il connaît tous les détours, variant à plaisir les humeurs, les affects et les sons, tour à tour caressants, arachnéens et vibrants.
    A l'école d'un tel guide, le juste style est de rigueur qui, dans l'esprit du temps, fait de ces motets autant de moments d'opéra sacré. Ainsi des pièces de Bernier, Campra et Clérambault où les "dessus" de Catherine Padaut et Béatrice Mayo-Felip consolent, déplorent, exhortent, exultent, s'appuyant sur un art qui jamais ne vire à l'artifice. La seconde surtout, qui s'embrase et se consume dans le motet de Clérambault haussé jusqu'à l'ineffable. Et la virtuosité habitée de Iakovos Pappas, qui tire des trésors de nuances et de couleurs de son clavecin, fait le reste, avec le savoir-faire complice de la gambe de Aggellos Reppapis. Sans conclure, un vrai bonheur monte de cette approche où la musique gagne comme un regain d'âme que ne contredit pas le raffinement du chant.

    Visiter la page de l'ensemble Almasis

    Note : la faute du titre est empruntée à François Couperin




    Eglise Saint-Roch, Paris
    Le 17/09/2000
    Roger Tellart

    Motets français à l'Eglise St Roch de Paris par l'ensemble Almasis et Iakovos Pappas.
    Motets à une, deux et trois voix de Bernier, Campra & Clérambault
    Ensemble Almasis : Catherine Padaut & Béatrice Mayo-Felip, dessus ? Jean-Louis Georgel, basse ? Aggellos Reppapis, viole de gambe ? Iakovos Pappas, clavecin & direction.

     


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