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CRITIQUES DE CONCERTS 17 août 2018

Requiem allemand de Brahms par l’Orchestre national de France sous la direction de Daniele Gatti en clôture du festival de Saint-Denis 2015.

Saint-Denis 2015 (3) :
Requiem majeur

© Pablo Faccinetto

Ouvert avec l’Orchestre national de France dans le Paradis et la Péri, le festival de Saint-Denis clôt son édition 2015 avec le même orchestre pour un Requiem allemand de Brahms serein et lumineux, magnifié par le baryton Peter Mattei et un Chœur de Radio France de grande prestance. Une prestation réitérée le lendemain à l’Auditorium de la Maison de la Radio.
 

Basilique, Saint-Denis
Le 02/07/2015
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Seul Requiem romantique en mode majeur, Ein deutsches Requiem tient une place à part dans les œuvres religieuses du XIXe siècle. Le texte rejette certains passages comme le Dies irae, et la langue chantée n’est plus le latin, mais l’allemand. Au concert de clôture du festival de la Basilique Saint-Denis le 2 juillet, comme à la clôture de saison de l’ONF le lendemain à l’Auditorium de Radio France, le chef italien Daniele Gatti évite toute exubérance et valide à l’inverse une lecture paisible et sereine.

    Ainsi Selig sind, die da Leid tragen débute dans le calme avec un Chœur de Radio France précis et à l’aise avec la langue germanique préparé par Sofi Jeannin, tandis que le chef dirige sans baguette un ensemble dont ressort la petite harmonie et le grave des cordes. Denn alles Fleisch prend quelques minutes de réserve avant de s’exalter dans sa construction naturelle vers le crescendo de la première reprise du texte d’Isaïe, où seuls les cors placés au fond à jardin offrent quelques notes grasses.

    Herr, lehre doch mich donne à la partition une nouvelle ampleur avec la luminosité et l’intelligence de chant du baryton suédois Peter Mattei, moins introverti que peut l’être Christian Gerharer, mais d’une clarté incomparable en plus d’une diction irréprochable. La répétition de ce même texte chanté piano touche encore plus, là où c’est l’entrée du chanteur qui bouleverse habituellement, alors que les pizzicati puis les accords des contrebasses apportent un soutient idéal.

    Wie lieblich sind deine Wohnungen convainc moins à l’attaque par la qualité d’un chœur peu compréhensible et un léger manque d’unité. Il se rattrape dès la cinquième partie, Ihr habt nur Traurigkeit, surtout chez le groupe de barytons et basses. La soprano Annette Dasch souffre au début de son solo d’un vibrato trop marqué, malgré une tendresse et une couleur apte à faire passer l’émotion. L’acoustique de l’Auditorium le lendemain lui sera plus flatteuse, tandis que le retour au plus haut de Peter Mattei en Corinthien dans la partie VI magnifie une atmosphère pleine et ensoleillée, bien qu’encore empreinte de retenue.

    Pas un applaudissement ne venant altérer la longue pause entre les deux derniers morceaux, c’est avec la même sérénité que Daniele Gatti porte Selig sind die Toten dans une salle pleine d’attention, parfaitement comblée à en croire les bravos accueillant le finale, après une dizaine de secondes de silence.




    Basilique, Saint-Denis
    Le 02/07/2015
    Vincent GUILLEMIN

    Requiem allemand de Brahms par l’Orchestre national de France sous la direction de Daniele Gatti en clôture du festival de Saint-Denis 2015.
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Ein deutsches Requiem, op. 45
    Annette Dasch, soprano
    Peter Mattei, baryton
    Chœur de Radio France
    préparation : Sofi Jeannin
    Orchestre national de France
    direction : Daniele Gatti

     


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