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CRITIQUES DE CONCERTS 25 mai 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Cornelius Meister, avec la participation de la violoncelliste Alisa Weilerstein à la Philharmonie de Paris.

Autour de Leipzig
© Theater Frank

Alors qu’il avait livré une passionnante Troisième Symphonie de Mendelssohn en 2014 avec l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel, Cornelius Meister peine à aviver autant la même formation dans la nouvelle Philharmonie. Et si le chœur d’enfants est un allier de choix dans Mendelssohn, le violoncelle d’Alisa Weilerstein le plombe dans Schumann.
 

Philharmonie, Paris
Le 07/01/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Parmi les jeunes chefs, Cornelius Meister est l’un des plus prometteurs de sa génération. Il l’a encore prouvé en mai dernier pour sa première participation en fosse à la Scala dans la création de CO2 de Battistelli et auparavant dans les fosses de Vienne ou Munich, mais aussi déjà avec l’Orchestre de Paris, à la salle Pleyel.

    Pour sa première au pupitre à la Philharmonie de Paris, le chef allemand semble déstabilisé par l’acoustique qu’il jauge proche d’un Gewandhaus de Leipzig, alors qu’elle ne permet pas les mêmes pianissimi et mérite un volume sonore et une tenue des cordes plus affirmés pour exalter toutes ses qualités. Il nous emmène dans la première œuvre, du maître de Leipzig Felix Mendelssohn justement, avec une ouverture de Midsummer Night’s Dream op. 21 claire et fine mais trop mesurée, dans laquelle on profite surtout des flûtes et des altos.

    La transparence des cordes manque d’appui pour maintenir l’attention lors de la Musique de scène op. 61 qui suit, composée seize années plus tard sur le même sujet, d’autant que le choix de ne piocher que huit des treize morceaux qui la composent déstructure la pièce. Heureusement, les chanteuses s’en sortent avec brio, notamment la soprano Marianne Croux lorsqu’elle gagne en présence à son second air, et surtout le chœur d’enfants superbement préparé par Lionel Sow pour un magnifique final anglais.

    Inutile de s’attarder sur le concerto, tant on ne peut comprendre le parcours de la soliste dans ce que Schumann appelait lui-même un Konzertstück für Violoncello mit Begleitung des Orchester (Pièce de concert pour violoncelle avec accompagnement d’orchestre). L’art d’Alisa Weilerstein reste pour nous un mystère, dans lequel on ne trouve aucun souffle, aucune dynamique, et de grotesques cassures dès qu’il s’agit de passer dans les graves. Il faut attendre qu’elle s’arrête pour que le chef donne vingt secondes d’ampleur à ses cordes, et qu’arrive le duo avec l’excellent premier violoncelle de l’orchestre Éric Picard, pour qu’enfin l’instrument vibre et vive. Un Bach trop lent en bis n’apportera rien de plus convainquant.

    Reste alors Till Eulenspiegel, créé à Cologne et non plus à Leipzig comme l’ouvrage précédent. Pourtant, encore une fois on ne peut s’empêcher de penser à la ville saxonne, cette fois en comparaison avec la prestation magistrale dans ce poème symphonique du Gewandhausorchester sous la direction de Riccardo Chailly, lors de sa tournée parisienne en octobre dernier. Ce soir, les cors débutent mal mais se rattrapent rapidement pour être parfaits dans l’épisode de la condamnation, passage le mieux réussit par Cornelius Meister. Sans jamais pousser l’orchestre à l’excès ni à jouer l’exubérance, il parvient enfin à animer l’ensemble et la salle.




    Philharmonie, Paris
    Le 07/01/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Cornelius Meister, avec la participation de la violoncelliste Alisa Weilerstein à la Philharmonie de Paris.
    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Le Songe d’une nuit d’été, op. 21 & 61
    Marianne Croux (soprano)
    Eva Zaïcik (mezzo-soprano)
    Académie et Enfants du Chœur de l’Orchestre de Paris
    préparation : Lionel Sow
    Robert Schumann (1810-1856)
    Concerto pour violoncelle en la mineur op. 129
    Alisa Weilerstein (violoncelle)
    Richard Strauss (1864-1949)
    Till Eulenspiegel, poème symphonique op. 28
    Orchestre de Paris
    direction : Cornelius Meister

     


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