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CRITIQUES DE CONCERTS 21 juin 2018

Reprise des Indes Galantes de Rameau à l'Opéra Garnier de Paris

Les Indes sans les épices
© Eric Sebbag

Patricia Petibon

Créées la saison dernière à l'Opéra Garnier, les Indes Galantesde Rameau dans la production d'Andrei Serban jouissent d'une invention presque constante sur la scène, laquelle contraste violemment avec le manque d'engagement de William Christie dans la fosse. Une défaillance que la jolie distribution vocale ne compense pas tout à fait.
 

Palais Garnier, Paris
Le 18/09/2000
Isabelle APOSTOLOS
 



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  • L'Opéra ? Ballet fut à une époque un genre très en vogue en France où il a vu le jour à la fin du XVIIe siècle à l'instigation de Lully. Sa particularité est de reposer sur un thème et non sur une intrigue, ce qui donne libre cours à l'imagination et à la créativité du compositeur et du librettiste. L'opéra-ballet est donc un type d'oeuvre à géométrie variable, un spectacle complet où tout est permis pour divertir le public : c'est le cas des Indes Galantes - dont le thème est les "Moeurs Amoureuses chez les Sauvages" .

    Aujourd'hui, la difficulté est de compenser l'absence d'un solide argument dramatique par un spectacle capable de tenir le spectateur de bout en bout. Malgré la mise en scène plutôt réussie et souvent drôle d'Andrei Serban - coloré, dynamique, qui mêle arts du cirque et danse contemporaine, avec l'intervention de la musette sur scène - les Indes Galantes n'atteignent pas leur objectif initial : divertir. La platitude léthargique de l'Orchestre des Arts Florissants de William Christie empêche toute fusion entre l'action scénique et la musique. L'orchestre est le principal fautif dans les carences de l'interprétation et cela, on a pu l'entendre dès le Prologue. La sécheresse de la direction de William Christie est à l'origine d'un manque de dynamisme et de couleur pourtant essentiels dans l'oeuvre de Rameau. Les tempi paraissent trop lisses et les tempêtes, pourtant nombreuses, font l'effet de petites averses à peine humides. Quand Rameau a une idée toutes les deux mesures, Christie lui s'économise. Ses Indes ont l'exotisme du Darjeeling tiède qui se boit avec un nuage de lait et le petit doigt en l'air.

    Heureusement, Paul Agnew, Nicolas Rivenq et surtout Patricia Petibon se sont surpassés pour tirer le spectacle de sa torpeur. Pas flamboyantes, ces Indes donc. Sauf sur la fin : l'orchestre se réveille subitement livre une danse des Sauvages débridée. Bouquet final : en guise de bis Christie monte sur scène et esquisse quelques pas de danse avec la troupe au grand complet. On aurait aimé qu'il se déboutonne quelques heures plus tôt.




    Palais Garnier, Paris
    Le 18/09/2000
    Isabelle APOSTOLOS

    Reprise des Indes Galantes de Rameau à l'Opéra Garnier de Paris
    Les Indes Galantes de Jean Philippe Rameau
    Orchestre et Choeurs des Arts Florissants
    Direction musicale : William Christie
    Mise en scène : Andrei Serban
    Décors et costumes : Marina Draghici
    Lumières : Robert Wierzel
    Chorégraphie : Blanca Li

    Avec Annick Massis, Christophe Fel, Gaëlle Méchaly, Nicolas Cavallier, Anna-Maria Panzarella, Paul Agnew, Nathan Berg, Patricia Petibon, Iain Paton et Nicolas Rivenq

     


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