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CRITIQUES DE CONCERTS 09 août 2020

Concert Mozart par Pascal MoraguĂšs et Frans BrĂŒggen Ă  la tĂȘte de l'Orchestre de Paris

Wolfgang de velours
© Eric Sebbag

RaffinĂ©e, subtile et dĂ©licate, telle est la fibre mozartienne de Frans BrĂŒggen. Une fibre qu'il a dĂ©roulĂ©e avec l'Orchestre de Paris et le clarinettiste Pascal MoraguĂšs le 27 septembre dernier Ă  Pleyel. Une Ă©toffe soyeuse Ă  laquelle il ne manque que la couleur.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 27/09/2000
Pauline GARAUDE
 



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  • La Symphonie n° 27 et le Concerto pour clarinette contiennent Ă  la fois l'influence de Haydn et la douleur exacerbĂ©e – mais Ă©trangement sereine - qui hante alors Mozart dans les derniers mois de sa vie.
    Faisant preuve de sonoritĂ©s dont la plĂ©nitude n'a d'Ă©gale que la tendresse, Pascal MoraguĂšs a rĂ©ussi Ă  faire oublier la virtuositĂ© de sa partition par la souplesse infinie d'une ligne mĂ©lodique fluctuante et contrastĂ©e qui jamais ne paraĂźt interrompre sa cascade de doubles croches, arpĂšges et trilles. Dans l'adagio, il caresse ses pianissimi comme autant de brĂ»lures exquises. L'orchestre, un peu fĂ©brile, se mĂȘle davantage au timbre de la clarinette qu'il ne s'y oppose. Mais en dĂ©pit du travail accompli par BrĂŒggen avec la formation parisienne, celle-ci manque toujours de couleurs et de grain.

    Dans la Symphonie le Hollandais a nĂ©anmoins dĂ©ployĂ© toute sa palette de grand chef mozartien. Toute de relief, d'oppositions de timbres, de subtiles Ă©chelles dynamiques, d'Ă©quilibre de masses et de densitĂ©s, de ruptures de climats mais pas d'idĂ©es, de prĂ©cision de la battue, sa direction est d'autant plus saisissante qu'elle ne se manifeste extĂ©rieurement que d'une grande Ă©conomie de gestes. En dĂ©pit ou Ă  cause de sa grande taille, BrĂŒggen donne mĂȘme l'impression d'ĂȘtre gĂȘnĂ© de s'interposer entre le public les musiciens : manifestement, l'essentiel de son travail a Ă©tĂ© accompli avant la reprĂ©sentation et il goĂ»te peu les dĂ©monstrations chorĂ©graphiques sur estrade d'un mĂštre carrĂ©. Par l'osmose et la dichotomie des pupitres, la fusion des vents, la prĂ©cision des basses, l'allant des cordes, sa direction s'entend mais ne voit pas, on comprend que Mozart soit venu danser et pleurer avec lui ce soir-lĂ .




    Salle Pleyel, Paris
    Le 27/09/2000
    Pauline GARAUDE

    Concert Mozart par Pascal MoraguĂšs et Frans BrĂŒggen Ă  la tĂȘte de l'Orchestre de Paris
    Orchestre de Paris
    Frans BrĂŒggen, direction
    Pascal Moragues, clarinette
    Mozart : La Clémence de Titus (ouverture), Concerto pour clarinette, Symphonie n° 27.

     


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