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CRITIQUES DE CONCERTS 18 juin 2018

Récital Splendeurs baroques de la mezzo-soprano Joyce DiDonato accompagnée par l'ensemble Il Pomo d'Oro sous la direction de Maxim Emelyanychev à l’Opéra royal de Versailles.

(Re)Joyce à Versailles !

Débordante d'enthousiasme et d'énergie, Joyce DiDonato met Versailles à ses pieds dans un récital de Splendeurs baroques consacrées à la double thématique de la Guerre et de la Paix. Difficile de trouver plus bel écrin à cette voix que celui de l'Opéra royal, dont l'acoustique assez mate mais détaillée lui offre la primauté sur un orchestre relativement timoré.
 

Opéra Royal, Versailles
Le 09/03/2016
David VERDIER
 



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  • Prélude à un enregistrement en cours, la mezzo américaine Joyce DiDonato a choisi le précieux écrin de l'Opéra royal de Versailles pour offrir au public un récital baroque autour du thème de la Guerre et de la Paix. Ajoutant à un minutage déjà généreux de ces Splendeurs baroques, l'ensemble Il Pomo d’Oro propose une Sinfonia de Cavalieri et la fameuse Battalia de Biber, sans forcément beaucoup de cohérence avec les airs choisis, d'autant plus que la battue inoffensive de Maxim Emelyanychev ne pousse guère la cantatrice dans ses retranchements.

    En témoigne ces extraits de Giulio Cesare de Haendel dans lesquels Joyce DiDonato passe alternativement du personnage de Sesto à celui de Cléopâtre en donnant l'impression de diriger les débats du haut de sa technique souveraine. Impeccablement en place, Svegliatevi nel core témoigne pourtant d'un Sesto peu vindicatif, tandis que le très attendri Cara Speme traduit les atermoiements du cœur et de la raison.

    L'abattage impossible du très pyrotechnique Da Tempeste se prend les pieds dans un malencontreux trou de mémoire. Peu importe : elle prend le parti d'en rire et réserve ses forces pour offrir le périlleux passage dans un bis rageur qui met la salle à ses pieds. Le meilleur Haendel sera pour Scenes of Horror, Scenes of Woe de Jeptha et surtout Pensieri voi mi tormentate d'Agrippina. La voix change de caractère à chaque inflexion, variant à l'envi la versatilité psychologique de ces deux héroïnes en proie au tourment de l'âme.

    Difficile pourtant de se laisser convaincre par un choix guidé moins par une logique théâtrale que par un souci évident de faire alterner moments de répit et passages de fureur virtuose. L'Andromaca de Vinci fulmine et pérore dans l'hallucinant Prendi qual Ferro, tandis que Penelope se répand en langueurs dans Illustratevi i cieli du Ritorno di Ulisse in patria. Plus homogène dans l'émission et la couleur, Why should men Quarrel ? de The Indian Queen donne toute la dimension de la qualité et de la maîtrise technique de cette interprète exceptionnelle.

    Coupé de son terreau dramatique, Crystal Streams ou le célébrissime Lascia ch’io pianga peinent à trouver le naturel et la conviction qui justifieraient de s'y plonger sans réserve. Peu importe au fond puisque l'enthousiasme contagieux du public relègue ces réserves au rang d'infimes pailles qui ne suffisent pas à ternir notre plaisir.




    Opéra Royal, Versailles
    Le 09/03/2016
    David VERDIER

    Récital Splendeurs baroques de la mezzo-soprano Joyce DiDonato accompagnée par l'ensemble Il Pomo d'Oro sous la direction de Maxim Emelyanychev à l’Opéra royal de Versailles.
    Extraits de Giulio Cesare, Jephta, Agrippina, Susanna et Rinaldo de Haendel ; d’Andromaca de Leonardo Leo ; de The Indian Queen et Bonduca de Purcell, du Retour d’Ulysse de Monteverdi, ainsi que la Battaglia de Biber et une Sinfonia de Cavalieri.
    Joyce DiDonato, mezzo-soprano
    Il Pomo d’Oro
    direction : Maxim Emelyanychev

     


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