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CRITIQUES DE CONCERTS 18 octobre 2018

Les Sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn sous la direction de Philippe Herreweghe au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Un Christ de glace
© Michiel Hendryckx

Donné comme à sa création à l’occasion de la Semaine sainte, l’oratorio de Joseph Haydn sur les dernières paroles du Christ profite à Paris de l’excellent chœur du Collegium Vocale de Gand et d’un bon quatuor vocal, en plus d’un ensemble orchestral intéressant dans ses couleurs baroques, malgré la lecture rigide du chef belge Philippe Herreweghe.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 16/03/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Composé initialement en 1786 pour le Chanoine de Cadix, les Sept dernières paroles du Christ en croix n’est d’abord au dire de Joseph Haydn lui-même qu’une « œuvre composée exclusivement de musique instrumentale, divisée en sept sonates, plus une introduction et pour finir un tremblement de terre ». Y sont accolés des textes latins de présentation pour chaque parties, ensuite élargies par un texte plus complet en 1792, œuvre du Chanoine de Passau Joseph Friebert, qu’Haydn utilise dans sa version définitive pour chœur, solistes et orchestre.

    Au Théâtre des Champs-Élysées, c’est cette version plutôt que celle pour quatuor à cordes que choisit évidemment Philippe Herreweghe. Sa battue raide prépare dès l’Introduction à une lecture froide mais rigoureuse de l’oratorio. Pas question d’effervescence dans les quatre premières parties qui suivent, malgré un chœur relativement lumineux et un quatuor vocal clair.

    Les musiciens sur instruments d’époque défendent leur partition avec autant de rigueur, et seule la seconde introduction avant la cinquième partie souffre vraiment de notes défaillantes, notamment de la part des cuivres, qui viennent de rentrer sur scène pour rejoindre un ensemble plus fourni dans ses cordes et ses bois que certaines formations dites classiques.

    Grand triomphateur de la soirée, le chœur chante le texte religieux avec une véritable justesse et circonscrit bien les voix aiguës par rapport aux voix graves. La soprano qui en sort pour rejoindre les chanteurs à la Partie 3 prouve que le Collegium Vocale Gent possède de vraies qualités individuelles en plus d’une belle unité globale.

    Des quatre solistes parfaitement adaptés au chant d’oratorio par leur sobriété, on démarque la mezzo Marie Henriette Reinhold, dont la ligne droite permet une pureté supérieure aux autres voix. La soprano Sarah Wegener est la plus audible dans les ensembles, mais son timbre chatoyant ne s’adapte pas toujours à la proposition austère du chef. Le ténor Robin Tritschler intervient avec intelligence et un timbre nasalisé qui fonctionne bien, tandis qu’on s’amuse à chaque intervention de la basse David Soar, tant ses graves puissants semblent sortis d’outre-tombe, comme si le diable était apparu pour assister aux dernières paroles du Christ sur la croix.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 16/03/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Les Sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn sous la direction de Philippe Herreweghe au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Les Sept dernières paroles du Christ en Croix, Hob. XX :2

    Sarah Wegener, soprano
    Marie Henriette Reinhold, mezzo-soprano
    Robin Tritschler, ténor
    David Soar, basse

    Collegium Vocale Gent
    Orchestre des Champs-Elysées
    direction : Philippe Herreweghe

     


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