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CRITIQUES DE CONCERTS 20 octobre 2018

Concert de l’Orchestre de la Radio bavaroise sous la direction de Mariss Jansons au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Tempête et passion
© Matthias Schrader

Ce jeudi au TCE, Mariss Jansons et son Orchestre de la Radio bavaroise livrent une ouverture de Coriolan de Beethoven à la fois équilibrée et très incarnée, préambule idéal à une Cinquième Symphonie de Mahler déroulant les contrastes et les couleurs de ses panneaux dramatiques sans chercher les effets spectaculaires et les gestes hors de propos.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 17/03/2016
David VERDIER
 



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  • En tournée européenne avec un remarquable programme Beethoven-Mahler, Mariss Jansons débarque avec les forces vives de l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise dans un Théâtre des Champs-Élysées plein à craquer. La morsure des archets offre une ouverture Coriolan d'une noirceur peu commune. Le grand arc du premier thème se déploie avec une science consommée des équilibres et des couleurs, tandis que la fluidité du second module ses accents et répond sans ostentation. Jansons reste en deçà d'une certaine verticalité trop démonstrative, préférant user de la beauté du matériau sonore plutôt que des effets.

    Pas d'entracte donc, et la soirée enchaîne directement avec la Symphonie n° 5 de Gustav Mahler en guise de plat de résistance. Aux appels assez sages de la trompette répond l'explosion d'une masse dynamique et compacte. L'intensité du geste ne confine pas la Trauermarsch à l'habituel catalogue de figures dramatiques. Mariss Jansons sait varier les climats sans céder à la tentation de ralentir le tempo. La netteté des pizzicatos et l'homogénéité des archets dans le Stürmisch bewegt renvoie l'image d'un orchestre au sommet de son art, ciselant une architecture rigoureuse dans laquelle les accidents de pupitres sont relégués au rang de scories dérisoires.

    Avec l'Adagietto se révèle une autre facette de cette interprétation. Le mouvement des lignes basses nous fait progresser vers une lumière diffuse mais jamais éclatante. La respiration des cordes mériterait un supplément de liberté et d'allant pour dépasser l'impression générale de méticulosité et de beauté sculpturale. Le Rondo-Finale remet les pendules à l'heure dans l'explosion rutilante qui conclut la sauvage péroraison. Seule l'acoustique du lieu, à la fois sèche et étouffée, vient limiter les prétentions du discours musical à éclater dans toute sa dimension. Un bémol qui ne remet pas en question le très haut niveau de la soirée, comme en témoignent les longs applaudissements et la satisfaction non feinte du chef applaudissant de bon cœur ses musiciens.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 17/03/2016
    David VERDIER

    Concert de l’Orchestre de la Radio bavaroise sous la direction de Mariss Jansons au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Coriolan, ouverture
    Gustav Mahler (1860-1911)
    Symphonie n° 5 en ut# mineur
    Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
    direction : Mariss Jansons

     


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