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CRITIQUES DE CONCERTS 19 octobre 2018

Récital de la basse Nicolas Courjal accompagné au piano par Antoine Palloc dans le cadre des concerts de l’Instant Lyrique à l’Éléphant Paname, Paris.

Graves français
© Neil Gillespie

Dans une salle de 120 chaises à peine, à l’éclairage rosé, Nicolas Courjal réitère un récital assez proche de celui d’Orange l’été dernier. Si l’acoustique est correcte pour le Lied et permet de profiter à plein des Quatre Chansons d’Ibert, elle est plus sèche pour l’opéra, mais n’empêche pas de comprendre que cet artiste devrait chanter dans des salles bien plus vastes.
 

Éléphant Paname, Paris
Le 21/03/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • À l’opposé de certains chanteurs prêts à prendre n’importe quel contrat pourvu qu’on les voie, Nicolas Courjal avance discrètement sur la scène française et internationale, et ses apparitions sont assez rares pour qu’on s’intéresse à chacune d’entre elle. C’est donc dans la petite salle de l’Éléphant Paname qu’il passe par Paris pour un unique récital, devant un parterre mélangé entre abonnés de l’Instant Lyrique et quelques passionnés de voix ayant réussi à obtenir une place.

    L’introduction de la première chanson de Don Quichotte de Jacques Ibert, Ce château neuf, ce nouvel édifice emplit déjà la salle de graves chauds, dont on profite pendant les dix minutes que dure le cycle. Le timbre apporte au héros de Cervantès une profondeur sans noirceur, porté par une diction parfaite de chaque mot, même dans la vaillance du refrain du second chant Un an me dure la journée…

    Plus tard dans la soirée, le retour au chant français avec Gounod assure définitivement l’idée que l’on se fait de l’artiste. Si Sous les pieds d’une femme crée d’abord l’envie que la Fondation Palazzetto Bru Zane s’intéresse à remonter l’ouvrage intégral la Reine de Saba, le Veau d’or tiré de Faust procure le sentiment que Nicolas Courjal aurait sa place à Londres ou New-York dans ce rôle-titre.

    Trois chants de Tchaïkovski permettent de découvrir la basse dans le répertoire russe, où l’on ne se risquerait pas à affirmer de la justesse de chaque intonation lorsqu’on distingue un accent français, mais où l’on peut certifier que le timbre en remontrerait à beaucoup de basses slaves. Deh vieni alla finestra du Don Giovanni de Mozart et La calunnia de Rossini apportent une belle fraîcheur au récital, même si cette fois le travail sur la tonalité transalpine serait nécessaire pour tenir l’intégralité des rôles dans les plus grandes salles, et dénote par la lenteur du pianiste Antoine Palloc un léger manque d’agilité par rapport à l’écriture italienne.

    Deux bis concluent avec brio ce superbe récital, auquel on espère une suite les prochaines saisons. Pour les plus intéressés, Nicolas Courjal se produira à Versailles puis à la Maison de la Radio en avril et promet de belles prises de rôles la saison prochaine en France.




    Éléphant Paname, Paris
    Le 21/03/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Récital de la basse Nicolas Courjal accompagné au piano par Antoine Palloc dans le cadre des concerts de l’Instant Lyrique à l’Éléphant Paname, Paris.
    Jacques Ibert (1890-1962)
    Quatre chansons de Don Quichotte
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Trois chants
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Deh vieni alla finestra
    Charles Gounod (1818-1893)
    Sous les pieds d’une femme
    Le veau d’or
    Giuseppe Verdi (1813-1901)
    Et toi, Palerme
    Gioachino Rossini (1792-1868)
    La calunnia
    Nicolas Courjal, basse
    Antoine Palloc, piano

     


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