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CRITIQUES DE CONCERTS 14 juillet 2020

Premier concert du second cycle du festival de Pâques de Salzbourg 2016, avec la Missa solemnis de Beethoven sous la direction de Christian Thielemann.

Salzbourg Pâques 2016 (1) :
Missa Luxuria

© Wolfgang Lienbacher

Dédiée à Harnoncourt, la Missa solemnis de Christian Thielemann prend une teinte très différente des lectures renouvelées des œuvres classiques à partir des années 1970, pour trouver un son rappelant plus Jochum ou Kempe dans le style traditionnel des années 1960, avec une opulence parfois proche de celle d’un Karajan, servie par le magistral chœur de la Radio bavaroise.
 

GroĂźes Festspielhaus, Salzburg
Le 25/03/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Dans la continuitĂ© de ses prestations rĂ©centes sur scène ou en fosse, Christian Thielemann semble avoir retrouvĂ© Ă  Salzbourg cette saison toute la verve qui l’animait une dĂ©cennie plus tĂ´t, et qu’il avait parfois tempĂ©rĂ©e depuis, notamment dans les sages Requiem de Brahms et Mozart donnĂ©s Ă  Pâques en 2013 et 2014.

    Le chef berlinois n’en est pas à son coup d’essai avec la Missa solemnis, déjà enregistrée avec son orchestre saxon en 2010 et dirigée auparavant avec d’autres formations. Sans partition, il coordonne l’œuvre grandiose de Beethoven avec un son plein, porté par la densité des cordes, bien loin des approches à orchestres réduits souvent proposées depuis quelques décennies par d’autres. Ici, les sonorités possèdent la touche de Thielemann en ce qu’elles ne peuvent être que modernes et postérieures à Karajan, tout en recherchant une tradition et un style dans l’appui des archets et la gestion de la pulsation qui courtise celui des enregistrements des années 1950 et 1960.

    Le volume sonore et le contrôle total sur l’ensemble pourra déplaire à qui est habitué à plus de légèreté, mais ravira les nostalgiques d’un Beethoven plus épais, d’autant que les instrumentistes de la superbe Staatskapelle Dresden matérialisent la partition de manière quasi irréprochables, à commencer par les cuivres.

    Le Chœur de la Radio bavaroise exalte toutes les parties glorieuses de cette messe solennelle avec une capacité à maintenir une puissance impressionnante pendant une heure trente, et prouve s’il est encore besoin qu’il est certainement le meilleur chœur de concert actuel au monde. Il déploie toute sa force dans le Gloria et le Confiteor, mais réussit aussi à donner une introspection et une atmosphère paisible aux pages plus douces qu’il chante souvent assis, comme lors des fascinants Et incarnatus est et Sanctus.

    Krassimira Stoyanova surpasse le quatuor vocal dans la partie de soprano. Non seulement la couleur de la voix est superbe, mais la vaillance des aigus dépasse n’importe quel forte dans les ensembles. Accompagnée par de magnifiques musiciens, son abandon dans la reprise de l’Incarnatus est après le chœur est magnifié par la flûte de la jeune Hongroise Rozália Szabó, tandis que le Benedictus devient moment de grâce par la bouleversante interprétation du premier violon Matthias Wollong, debout pour jouer cette section.

    Le ténor Daniel Behle projette moins loin et moins fort que la soprano bulgare mais tient tout de même excellemment sa partie, avec un timbre légèrement nasalisé qui s’accorde parfaitement au chant liturgique. Légèrement en retrait dans le quatuor vocal et lorsqu’il doit chanter en même temps que le chœur, la basse Georg Zeppenfeld soutient en revanche parfaitement la gravité de l’Agnus dei. Enfin, Christa Mayer contribue par une réelle plénitude dans les portées de mezzo-soprano à la qualité de l’ensemble, qui confère à cette ouverture de la seconde cession du Festival de Pâques 2016 un très grand moment de musique.




    GroĂźes Festspielhaus, Salzburg
    Le 25/03/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Premier concert du second cycle du festival de Pâques de Salzbourg 2016, avec la Missa solemnis de Beethoven sous la direction de Christian Thielemann.
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Missa solemnis en ré majeur op. 123
    Krassimira Stoyanova, soprano
    Christa Mayer, mezzo-soprano
    Daniel Behle, ténor
    Georg Zeppenfeld, basse
    Chor des Bayerischen Rundfunks
    préparation des chœurs : Peter Dijkstra
    Staatskapelle Dresden
    direction : Christian Thielemann

     


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