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CRITIQUES DE CONCERTS 11 juillet 2020

Concert de musique de chambre en hommage à Shakespeare par les musiciens de la Staatskapelle Dresden sous la direction de Manfred Trojahn au festival de Pâques de Salzbourg 2016.

Salzbourg Pâques 2016 (2) :
Hommage Ă  Shakespeare

© Michael Groessinger

Jubilé Shakespeare oblige, le concert de chambre de Salzbourg tient compte de la programmation générale 2016 pour rendre hommage au dramaturge anglais, par l’intermédiaire d’une pièce de Manfred Trojahn commandée par le Festival de Pâques. Auparavant, on avait pu entendre un superbe Divertimento du trop méconnu Hanns Eisler, ainsi que le rare Quintette op. 16 de Beethoven.
 

Universitätsaula, Salzburg
Le 26/03/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Pour dĂ©buter le concert de chambre du second cycle de l’Osterfestspiele, cinq musiciens Ă  vent de la Staatskapelle de Dresde proposent le Divertimento pour quintette op. 4 de Hanns Eisler, pour flĂ»te, cor, hautbois, clarinette et basson. En 1923, l’élève de Schoenberg a vingt-cinq ans mais utilise dĂ©jĂ  un matĂ©riau dodĂ©caphoniste, tout en restant tonal. La pièce semble par ailleurs fortement influencĂ©e par Berg et notamment son Wozzeck, pourtant composĂ© jusqu’en 1922 et crĂ©Ă© seulement trois ans plus tard.

    Des superbes instrumentistes se démarque la prestation de la flûtiste Rozália Szabó, déjà exceptionnelle la veille dans la Missa solemnis, et de la hautboïste Céline Moinet, souple et lyrique dans sa partie. Le cor de Jochen Ubbelohde joue aussi superbement, même s’il passe à côté de quelques notes pardonnables lorsqu’on connaît la difficulté de l’instrument.

    Four women from Shakespeare de Manfred Trojahn permet une belle prestation de la soprano Juliane Banse, dont la voix aigüe souscrit à d’efficaces passages de hauteurs dans un chant anglais qui ressemble encore une fois trop à Britten, référence assumée par le compositeur lui-même, pour l’occasion au pupitre pour diriger un ensemble d’une dizaine de musiciens. L’œuvre dans sa globalité ressemble elle aussi dans ses ambiances aux œuvres de Britten, notamment à son cycle des Illuminations, puis à partir de la troisième femme (Titania) à Chostakovitch, dont on identifie même quelques accords du Quatuor n° 8 dans les cordes.

    Le Quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson op. 16 de Beethoven montre un certain manque de liberté du groupe, sans doute explicable par le fait que l’ensemble de cinq musiciens, dont un pianiste, n’a pas dû assez répéter pour donner à la pièce tout son naturel. Se remarque pourtant encore une fois la flûtiste, ainsi que le cor, malgré une difficulté pour ce dernier à gérer l’équilibre par rapport aux bois. La jeune hautboïste française joue toujours avec de belles couleurs sa partition, mais on la sent se raidir à partir de l’Andante cantabile, déstabilisée par un jeune homme très perturbé au premier rang du public.

    Comme avant lorsque les Berliner animaient le festival de Pâques de Salzbourg, ce beau concert chambriste aura permis d’entendre toute les qualités individuelles des solistes de l’un des plus beaux orchestres d’Allemagne, notamment dans la clarté de sa petite harmonie.




    Universitätsaula, Salzburg
    Le 26/03/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de musique de chambre en hommage à Shakespeare par les musiciens de la Staatskapelle Dresden sous la direction de Manfred Trojahn au festival de Pâques de Salzbourg 2016.
    Hanns Eisler (1898-1962)
    Divertimento pour quintette Ă  vent op. 4
    Manfred Trojahn (*1949)
    Four women from Shakespeare, pour soprano et ensemble
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson en mib majeur op. 16
    Juliane Banse, soprano
    Herbert Schuch, piano
    Rozália Szabó (flûte), Céline Moinet (hautbois), Robert Oberaigner (clarinette), Thomas Eberhardt (basson), Jochen Ubbelohde (cor), Astrid von Brück (harpe), Jörg Fassmann (violon), Holger Grohs (violon), Sebastian Herberg (alto), Norbert Anger (violoncelle)
    direction : Manfred Trojahn

     


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